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Naissances 2

O'SULLIVAN (Helen)

Les golfes aux beaux noms, les collines légères,
En limpide appareil se présentent à moi,
La mer remplit les creux et le ciel bleu reçoit
Ce qui se fait de plus en plus aigu, les passagères
Hirondelles volant de climat en émoi.
Mais serais-je certain d’en avoir vu aucune
Moi qui pense toujours à celles qui viendront
Ou ne seront jamais possibles que de nom,
Puisque je les vois même errantes sous la lune,
Oiseaux de jour perdus dans mes ombres sans fond.

Jules Supervielle, Naissances

*choix de la lectrice d’Helen O’Sullivan

De bien jolies aquarelles

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L’Empire State Building

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La Statue de la Liberté

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Le Sherry Netherland, le Savoy Plaza et le Squibb Building, de Central Park

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Le Barbizon Plaza, le Navarro, le Hampshire et l’Essex House

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Le Chrysler Building

De bien jolies aquarelles signées Marcus A. Van der Hoppe nous montrant quelques coins de New York, où je ne suis pas allée depuis plus de 30 ans. Une autre trouvaille réalisée lors d’une de mes récentes chasses aux cartes postales.

Ce que mots vous inspirent 2212

ROSS (Jean)

Connais-toi, mais réserve-toi des surprises. (Jacques Deval)

*toile de Jean Ross

Naissances 1

orpen 4

Elle lève les yeux et la brise s’arrête,
Elle baisse les yeux, la campagne s’étend,
Elle tourne la tête une rose se prend
Au piège et la voilà qui tourne aussi la tête
Et jusqu’à l’horizon plus rien n’est comme avant.

Jules Supervielle, Naissances

*choix de la lectrice de William Orpen

Un autre endroit de rêve

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Cet autre endroit de rêve, c’est la Bodleian Library, à Oxford, dont je n’ai vu que l’extérieur en juillet 1988. Cette carte postale donne un aperçu du toit de la Divinity School. Mais il y a beaucoup plus à voir, comme vous le constaterez en parcourant les différents liens offerts sur cette page.

Ce que mots vous inspirent 2211

ROSENBAUM (Sally) - 30

Suis ton rêve. Si tu trébuches, n’arrête pas et ne perds pas de vue ton objectif. Continue vers le sommet, car ce n’est qu’au sommet que tu auras une vue d’ensemble. (Amanda Bradley)

*toile de Sally Rosenbaum

Mots et maux 4

ORONSKA (Katarzyna) - 19

Illusoire certitude

Ce soir, il fait nuit
et tu n’as pas de nom.

Serait-il possible
que rien ne me rende jamais plus
l’illusoire certitude que tu existes encore.

De t’aimer dans la clarté du jour
j’en arrive à t’attendre
passant du froid à la brûlure pourpre.

Et de cet amour en vain je te supplie
à la mesure de mon corps voyageur
de ne pas te voir et de t’aimer en aveugle.

J’ai regardé la lumière
les fugaces pendules des heures qui s’écoulent
au retour des oiseaux engourdis par le froid.

J’ai oublié peu à peu jusqu’à ton nom
où le prononcer aurait été te posséder.

Il est triste de comprendre que c’est cela
vivre sans larme, ni caresse, ni baiser.

Jean-François Sabourin, Mots et maux

*choix de la lectrice de Katarzyna Oronska

Les merveilles de Victoria

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Si, tout comme moi, vous trouvez magnifique cette carte postale envoyée par ma filleule, vous aimerez sûrement découvrir d’autres merveilles signées Victoria Garcia. Suivez-moi!

Ce que mots vous inspirent 2210

ROSEN (Kim) - 1

Se moquer du monde est tout l’art d’en jouir. (Antoine de Rivarol)

*illustration de Kim Rosen

Mots et maux 3

OLESKIEWICZ (Jozef)

Les heures sont pressées

Les heures sont pressées
toi que je ne quitte pas des yeux
toi que je regarde aller
et venir dans mes pensées
c’est vrai, j’ai tort de vouloir mieux.

Ne te déplaise, je veille
à ce que nul fâcheux ne vienne
car je sais tout ce qui te déplaît
te voir est un bonheur
que je sais ne pas être complet.

Sans doute t’ai-je eu
sans doute t’ai-je bu
car la pensée est un vin
dont les rêveurs s’enivrent du parfum.

L’amour épanche sa propre mélodie
sans dire un mot
sans que l’on songe à toi
pourtant je suis pressé
que les heures pensées
me regardent autant
que tes yeux que je vois entièrement.

Jean-François Sabourin, Mots et maux

*choix de la lectrice de Jozef Oleszkiewicz