Nous ajoutons tous par dessus nos souvenirs ces filtres à travers lesquels nous avons envie de voir notre vie. (Greer Hendricks)
*toile signée Herbert Thomas Dicksee
Nous ajoutons tous par dessus nos souvenirs ces filtres à travers lesquels nous avons envie de voir notre vie. (Greer Hendricks)
*toile signée Herbert Thomas Dicksee
demain vous pourrez compter
les étoiles sur les doigts
d’une seule main
vous peuplerez le ciel comme des acariens
partageant le même pain la même laine
les mêmes filaments de mémoire
vous marcherez bouche à bouche
l’amour sera votre langue d’apprivoisement
votre seul richesse
de nos restes vous serez les habitants
François Guerrette, Pleurer ne sauvera pas les étoiles
*choix de la lectrice de Frank Dicksee
Il y a quelques mois, j’ai reçu sur Babelio un message de Mlle_Bleue et de son papa, lesquels choisissaient leurs lectures en se basant sur mes critiques d’albums jeunesse faites au pays de Lali, que j’avais l’habitude de déposer là-bas.
Or, depuis près de trois ans, j’ai fait très peu de critiques des livres que j’ai lus.
J’avais perdu le goût de le faire à la suite de messages haineux de la part d’une auteure jeunesse, d’une part, et avec la maladie et le décès de mon amie Lucie, avec qui je partageais ma passion pour le théâtre et la littérature, d’autre part.
Je n’ai pourtant pas été sans lire tout ce temps. J’ai même pris des notes avec l’intention de reprendre du service. Un jour. Mais il en a fallu du temps pour que ce soit enfin le (bon) jour.
Vous me relirez donc bientôt. Grâce à Mlle_Bleue, qui va finir par ne plus rien avoir à lire en raison de mon absence prolongée et que je me dois d’alimenter!
Et aussi parce qu’il y a une semaine j’ai revu des gens du monde du livre jeunesse qui m’ont réchauffé le cœur et redonné le goût de partager avec vous mes lectures. Ils ne peuvent pas imaginer à quel point leurs mots ont rallumé en moi une petite flamme un peu vacillante, mais pas éteinte.
*toile signée Harold Knight
J’ignore d’où me vient ma passion pour les ports et les bateaux. Mais j’imagine qu’elle est née de mes vacances à la mer enfant, alors que nous nous arrêtions dans différentes stations balnéaires et dans des villes portuaires de la côte est des États-Unis.
Pas étonnant donc que le port de Harlingen, aux Pays-Bas, que m’a fait découvrir Maarten, tombe pile dans mes goûts!
La folie n’est plus folle, dès qu’elle est collective. (Alain Damasio)
*illustration de Michael Garland
un nouveau siècle commence chaque jour
je sis trop vieux pour naître
dans les bras inquiets d’une mère
mes caresses laissent sur les cheveux
de longues traces de cendre
laissez-moi construire
autour de mon cœur un labyrinthe parfait
François Guerrette, Pleurer ne sauvera pas les étoiles
*choix de la lectrice de Jordi Diaz Alama
Je me suis probablement baignée pour la dernière fois de l’année hier. Triste moment que celui où il faut admettre que la piscine doit hiberner et accepter de laisser l’automne prendre graduellement la place de l’été.
Je me suis probablement baignée pour la dernière fois de l’année hier. Mais les lectrices de l’artiste Marie Démias-Koch me permettent de ne pas y penser.
Nous vivons dans une époque d’indifférence totale et, pourtant, nous sommes cernés par une énorme quantité d’informations, très faciles à obtenir, sur tout un chacun. Et en réalité nous ne savons presque rien sur les autres.(Haruki Murakami)
*toile de Rupert Bunny
Avec le glaive des mots
qui remuait en nous
Avec le glaive des mots
à l’éclat rouillé
nous avons subitement
coupé le fil du cœur
et nous sommes restés
comme une volée d’oiseaux pétrifiés dans le ciel.
Aicha Arnaout
(dans Quand on n’a que l’amour de Bruno Doucey et Sabine Péglion)
*choix de la lectrice de Victoria Brooks
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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