Il y a des jours où le bonheur minuscule du café du matin ne vient pas à bout des nouvelles du jour. (Sylviane Agacinski)
*toile de James Guthrie
Il y a des jours où le bonheur minuscule du café du matin ne vient pas à bout des nouvelles du jour. (Sylviane Agacinski)
*toile de James Guthrie
en retournant sur tes pas
c’est vers moi que je marche
les lieux oubliés
les amitiés rompues
les peines que l’on foule
une éclisse dans la gorge
qu’y a-t-il à l’origine
pour que tout y revienne?
Stefan Psenak, Longtemps j’ai porté mes deuils comme des habits trop grands
*choix de la lectrice de Myron G. Barlow
Parfois, on a juste envie d’un beau livre et d’une histoire qui finit bien.
Et la vie se charge du reste et met sur notre chemin un album de toute beauté. Un superbe album qui nous transporte en Asie et nous raconte l’histoire de Jia et de sa mère, chassées de leur village parce que cette dernière cueillait des feuilles de thé alors qu’une croyance populaire affirmait qu’il ne fallait pas toucher aux feuilles des arbres.
Mère et fille ont donc vécu à l’écart, l’aînée enseignant à la plus jeune cet art de choisir les feuilles, les propriétés de l’une et de l’autre, un savoir-faire qu’elle ne cessait de développer. Jusqu’à ce que la mort l’emporte et que Jia, devenue adulte, marche sur les traces de sa mère. Une vie qui aurait pu se poursuivre ainsi, sans grande surprise, avec ce bonheur de trouvailles ponctuelles à la suite de mélanges, le thé occupant le plus clair de ses journées.
Mais son destin était tout autre. Et nenni, je ne vous dirai pas un mot de ce qui attend Jia au détour d’un sous-bois, où un homme blessé et ensanglanté git sur le sol. Pas question que je gâche votre plaisir.
Le parfum des feuilles de thé, signé Ingrid Chabbert et illustré magistralement par Célia Chauffrey, est un album qui fait rêver. Et parfois, on a juste besoin d’un album qui fait rêver.
Un livre à offrir, à s’offrir. Même si l’on pense qu’on n’a plus l’âge. Il n’y en a pas pour les beaux livres, pour ceux qui réchauffent le cœur et pour ceux dont chaque illustration est une merveille.

(Le chat intelligent, aquarelle de Masha Sudovykh)
Le monde du Postcrossing ne finira jamais de m’étonner.
Jamais je n’aurais imaginé qu’un étudiant en droit de Perm, en Russie, me parlerait avec enthousiasme du roman de Guillaume Vigneault, intitulé Chercher le vent.
En fait, j’ignorais totalement que ce livre avait été traduit en russe.
C’est grâce à une carte postale que je l’ai appris!
Le monde du Postcrossing ne finira jamais de m’étonner.
Être en retard ne trahit pas un manque de temps, mais un manque d’égards. (Diane de Beausacq)
*illustration de David Pintor
il y a dans la douleur
une abstraction du réel
qui s’incarne
pour occuper l’espace
Stefan Psenak, Longtemps j’ai porté mes deuils comme des habits trop grands
*choix de la lectrice de Samuel Mützner
Quand les buffles se battent, c’est l’herbe qui en pâtit. (Proverbe du Laos)
*toile de David Banner
Tel est courageux au village, qui est peureux en forêt. (Proverbe du Laos)
*toile de Martine Farge de Rosny
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