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Dans les rues de Nice

La rue du Jésus et son église / Petite lessive du printemps

Deux photos prises par Pierre-Hugues Polacci. Deux superbes cartes postales rapportées de Nice par ma sœur l’an dernier.

Ce que mots vous inspirent 2749

Quelle meilleure chose, en effet, que d’être le soir au coin du feu avec un livre, pendant que le vent bat les carreaux. (Gustave Flaubert)

*toile d’Edwin White

Un timbre de toute beauté

J’aime beaucoup les reproductions sur cartes postales de timbres de la Royal Mail. Et particulièrement celui-ci, émis en septembre 2018, soulignant la fin de la Première Guerre mondiale, à laquelle a pris part mon grand-père.

Ce que mots vous inspirent 2748

Le problème des souvenirs, c’est qu’on ne peut pas les oublier. (Tim O’Brien)

*toile de Santiago Poggio

Un dimanche avec Monique 10

Milkie, notre chienne de race samoyède, qui aimait tant prendre le large et que nous ramenions grâce à des sucettes alors qu’elle allait se réfugier au bout de la rue, face à la rivière. Mandarine, notre chatte rousse, et ses cinq petits à qui nous avons trouvé une famille d’accueil.

Les heures passées à nous baigner dans la piscine. Dès 8 heures le matin. Jusqu’à 22 heures, parfois. Nous ne sortions de l’eau que pour manger ou aller à la toilette. Nous étions des sirènes ou alors des championnes de danse synchronisée, avec nos pince-nez. Il y a tant de souvenirs qui font briller mes yeux aujourd’hui.

J’ai eu tellement de chance que Monique soit entrée dans ma vie le 27 mai 1963.

*toile de Józef Pankiewicz

Un dimanche avec Monique 9

Mes deux premiers voyages en Europe ont été marquants. Et ils n’auraient pas été les mêmes si je ne les avais pas faits en compagnie de Monique. Elle avait 18 ans, je n’avais pas encore 20 ans la première fois, un an de plus la deuxième.

Je nous revois avec nos sacs à dos de plus en plus lourds, dans des gares, sans savoir si tout se passerait bien à la prochaine étape. Je nous revois l’année suivante, cette fois en voiture, afin de découvrir de nouveaux endroits et de revoir des amis.

Moments inoubliables. Paris, de la tour Eiffel. Une première crête bretonne en Bretagne. Marseille, où elle a disparu pendant quelques heures avant de réapparaître à temps, mais tout juste, pour attraper notre train. Le lac d’Annecy. Les vignes de Bourgogne. Anvers et Rubens. Et combien d’autres lieux. Il me faudra peut-être un jour reprendre mes notes de voyage, en partager une partie avec vous. Pourquoi pas?

*toile d’Henri Adrien Tanoux

Un dimanche avec Monique 8

Les vacances de l’été 1971 seront à jamais mémorables. Pas juste parce que les vagues de Virginia Beach étaient très hautes et que nous adorions les voir se précipiter vers nous et sauter le plus haut possible pour qu’elles se brisent derrière nous. Pas en raison du coup de soleil de notre vie. Mais parce que nous avions trouvé sur la plage un bébé crabe et que nous avions décidé de l’étudier. Pour cela, il nous avait fallu un grand verre, un peu de sable et de l’eau de mer.

Quelques jours plus tard, avant de prendre la route, nous l’avons rendu à l’océan. Il avait tout de même pris du volume en peu de temps.

*toile de Jenny Nyström

Un dimanche avec Monique 7

Quelques jours avant Pâques, alors que nous devions avoir dix et douze ans, Monique est allée magasiner avec Chantal, qui habitait de l’autre côté de la rue. Elles sont revenues avec trois canetons tout mignons, l’un étant bien entendu pour moi. Je me rappelle lui avoir donné le nom de Piccolo.

Ce que je sais aujourd’hui, c’est que des canards, ce n’est pas fait pour vivre dans une boîte de carton, qu’ils peuvent faire un boucan d’enfer même s’ils ne sont que deux, et que la propreté, ce n’est pas inné chez eux. Et qu’en moins de quinze jours, les canetons deviennent énormes.

Heureusement que la cousine de Chantal vivait sur une ferme et qu’elle a pu accueillir le trio infernal.

*toile de Robert Peckham

Un dimanche avec Monique 6

Nous aimions jouer ensemble. Jeux de société, casse-tête, cartes, piste de courses, blocs pour construire des maisons, corde à danser, et j’en passe. Je la laissais gagner bien souvent, c’était la plus petite après tout, et rien ne lui faisait plus plaisir qu’être la gagnante. Même s’il lui fallait parfois tricher. Juste aux cartes, dirai-je pour sa défense, alors qu’il était tellement évident qu’elle n’était pas bonne tricheuse. On ne peut pas tirer l’as de pique trois fois de suite quand on joue à la bataille. Mon grand-père le lui disait chaque fois. Ce qui ne la freinait pas. Mais pas du tout. Nous en rions encore.

*toile d’Alexander Karas (dont toute trace a disparu)

Un dimanche avec Monique 5

Il est des musiques qui me font immédiatement penser à Monique. La valse des patineurs est l’une d’elles. Aucune interprétation, aussi réussie soit-elle, ne sera aussi remarquable que la nôtre, les quatre mains sur les touches du piano. Complicité et amour étaient au rendez-vous.

*toile d’Albin Veselka