C’est ici, à Elmira, dans l’État de New York, dans ce qui a des airs de kiosque à musique, mais qui n’en est pas un, que Mark Twain a écrit plusieurs de ses livres, notamment Adventures of Huckleberry Finn.
J’ai un gros faible pour les collages. Je me dis d’ailleurs qu’un jour je vais (enfin) trouver le temps de m’y mettre et de créer des cartes postales uniques en utilisant tout ce que j’ai accumulé au fil des ans dans ce but.
Pour le moment, je me contente de me réjouir de celles que je reçois, qu’elles soient de fabrication artisanale ou imprimées à partir de collages, comme celle-ci, en provenance de Taïwan.
Nous avons, en plus des jours fériés et de trois journées
personnelles par année, ce qu’on appelle des « journées axées sur
soi » pour nous reposer ou faire quelque chose dont en a envie. Elles sont
au nombre de trois ou de quatre, selon ce que décident l’équipe de direction et
les Ressources humaines.
Aujourd’hui est l’une de ces « journées axées sur soi ».
Et me voilà forcée de prendre davantage soin de moi que je ne l’aurais fait en
pareille journée. Pas de courses. Rendez-vous chez la coiffeuse annulée.
Je suis tombée deux fois sur la glace, malgré les crampons à
mes bottes. La première, en sortant de chez moi, alors que je comptais me
rendre à ma voiture. La deuxième, en rebroussant chemin.
J’ai la tête solide malgré le choc puisque mes pieds se sont
tout simplement dérobés sous moi, provoquant un atterrissage remarquable, mais
non remarqué. Aucun de mes voisins ne s’étant aventuré à sortir sous la pluie.
J’ai aussi un genou un peu esquinté. Enfin, douloureux, disons. On verra dans
les prochaines heures s’il devient bleu.
Je ne vais donc plus bouger ou du moins, je ne compte pas mettre le nez dehors. De la glace sur mon genou, du café, un livre. Ce sera suffisant.
Il y a 17 ans, j’étais encore libraire, j’avais passé trois
semaines en Belgique au cours de l’été précédent et j’avais toujours deux ou trois livres
en cours de lecture.
Je ne savais pas que ma vie allait changer dans les semaines
suivantes. J’ignorais jusqu’au monde des blogues, du moins de l’intérieur. Et
puis, on m’a offert ce blogue en cadeau. Il y a 17 ans aujourd’hui.
Depuis, le pays de Lali est devenu mon refuge, l’endroit où
je me raconte, où je partage mes coups de cœur, des images, des mots, des
photos.
Depuis la disparition temporaire de celui-ci, en août 2021, j’ai
eu moins le goût de laisser des traces. Moins le temps aussi, trop prise par
mon travail. Et puis, depuis quelques semaines, je retrouve cette envie d’écrire
des billets, de faire découvrir des artistes, de me poser un peu ici et pas ailleurs.
Je devrais donc être plus présente. Je pense que c’est nécessaire
à mon équilibre. C’est ce que j’ai appris en me promenant au pays de Lali et en
relisant quelques-uns des 35 000 billets publiés au fil des ans.
Merci d’être là, de me suivre régulièrement, certains depuis au moins 16 ans, ou de vous arrêter ici de temps en temps.
Les cartes en provenance d’Inde sont rares, et encore plus quand elles mettent en évidence le travail d’artistes locaux. Coup de cœur pour le travail de Katya Suresh, grâce à cet envoi de Ritanya.
Sarah a déniché pour moi cette carte postale montrant un antique cabinet de pharmacie comme on en trouvait autrefois en Allemagne. Je le transformerais bien en meuble de rangement pour mes cartes postales, question de faire un clin d’œil à mon grand-père pharmacien, qui a peut-être eu un tel meuble, et à ma grand-mère, qui collectionnait les cartes postales.
*photo de Marisa Jerkovic (dont on ne trouve aucune trace)
On reproche souvent aux artistes, aux écrivains et aux musiciens leur oisiveté lorsqu’ils ont les yeux dans le vague, alors qu’il s’agit souvent pour eux d’un travail intense. (Mary Balogh)
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