C’est la lectrice peinte par l’artiste russe Pavel Korin qui s’est ce soir attardée sur les mots du recueil Les ombres portées de mes chimères de Mireille Ruppli-Coursange.
Jusqu’à ce qu’elle s’arrête ici :
Toi-moi, corps mêlés
Dans leurs âmes échangées
À cette image
Ma pensée accrochée
Par cette magie
Mon cœur retenu.
Ton corps contre le mien
Chaleur
Tes bras en étreinte
Ton visage, tes mains, tes yeux
J’aimerais.
Et le désir de ma bouche
Te dessinant
Dans l’effleure de ta peau
Douce, caresse.
Tes baisers furieux
Qui hérissent mon désir
Tes lèvres ouvertes
Sur mes mots volubiles
Ton sexe offert
J’aimerais.
Tout contre moi.
Tricoter de nos jambes
Le fil de l’inouï sens
Ravir ton corps à cœur
J’aimerais.
Ta joue dans le creux de mon ventre
Ton oreille à l’écoute de mes sens
Tes mots, mes mots
Et la voix du sens partagé
Dit du désir
Sidéré du délire
Délié
J’aimerais.
Ta langue, tes dents
Mordante caresse
Comme une appogiature,
Et mon corps qui résonne,
Et ta voix qui vibre
De notes inconnues.
Cette partition originale toujours
Avec toi, aimé,
J’aimerais.
Sans raison autre
Que mon cœur aimant
Mon âme émue
De cette mélodie,
À dorer le parchemin
Traversé du plaisir
Duettiste.
J’aimerais.

Une réponse
Comme je comprends la lectrice qui s’est arrêtée ici …
Moi aussi j’aimerais …
Je note dans mon carnet à « provisions » le titre du recueil pour le plaisir de le chercher à mon prochain passage dans la librairie 🙂
Belle journée Lali
@bientôt
je devrais peut être dire @demain , rire , parce que finalement c’est un petit bonheur quotidien que venir ici 😀