Lali

26 septembre 2011

L’inconnue du Mans

Quand Jack Chaver, étudiant en journalisme, le héros de L’inconnue du Mans, croise à la gare une femme nommée Pacifique, il ne sait pas encore ce qui l’attend de l’enquête que constitue ce roman de Pierre Coran destiné aux ados. Il sait juste qu’elle attire sa curiosité. Et encore plus quand il découvre qu’elle s’installe au même hôtel que lui.

Ni vous ni moi n’aurions eu l’idée d’enquêter sur elle parce qu’on l’a croisée deux fois dans la même journée. Ni de fouiller sa chambre ou de faire l’aller retour Le Mans-Montreuil afin d’aller voir où elle habite. Pas plus que de se joindre à un groupe qu’elle fréquentait afin d’en savoir plus ou de manger avec un homme qui semble la connaître. Enfin, pas moi. Je n’enquête pas sur les gens que je croise et à qui je n’ai jamais adressé la parole. J’ai donc eu beaucoup de mal à comprendre les agissements de Jack Chanver. Et encore plus à ne pas trouver énorme une coïncidence faisant de Jack un sosie du fils disparu de l’inconnue du Mans, lequel est disparu depuis cinq ans.

Pour tout vous dire, ce n’est pas parce que le roman est destiné aux ados qu’on peut leur faire gober n’importe quoi. Et de nos jours, soit dit en passant, les photographes qui ne sont pas passés au numérique sont plutôt rares. Un autre détail, en plus des coïncidences nombreuses, qui risque de faire décrocher tout jeune lecteur. Dommage. Je conservais un si bon souvenir de La mémoire blanche, du même auteur.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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