Il lui faut peu à peu apprendre à vivre à l’heure avancée. Voir le jour poindre plus tard que d’habitude. Et cette année, trois semaines plus tôt, trois semaines avant l’Europe.
La lectrice de Nguyen Phan Chanh se sent bousculée. Elle aimait savoir quand elle voyait le soleil à l’horizon qu’elle avait deux heures et demie devant elle. Or, il y en a une de moins. Elle est débalancée, en plein décalage avec elle-même. Ça durera deux jours. Trois jours. L’esprit s’habitue moins vite que le corps.

2 réponses
La toile est de toute beauté !
C’est magnifique ! Merci de nous la donner à voir.
Kiki 🙂