On avait toujours raconté à Gonzague de Sainte-Hélène que ses ancêtres venaient des colonies, mais il n’avait jamais réussi à en savoir plus, même en examinant de près des lettres et des papiers qui avaient résisté au temps, ce qui le laissait tout de même perplexe. Comme si avant 1819 il ne s’était rien passé. Mais l’hérédité s’est chargée de lui montrer le chemin. En effet, son petit-fils a eu dès l’âge de huit mois ce geste de la main caractéristique à Napoléon. Son patronyme avait bel et bien un sens désormais. L’exil avait porté fruit.
*toile de Meredith Frampton

Une réponse
C’est vrai que l’hérédité ne trompe jamais… j’ai connu des colonies entières de cons de père en fils…