Lettre après lettre
Elle aura beau relire lettre après lettre, elle ne trouvera pas la clé, elle ne connaîtra pas la véritable raison de sa disparition sinon celle qu’il lui aura donnée. Et la lectrice de Louise Jopling a beau savoir tout ça, a beau se le répéter, elle n’aura de cesse que quand elle aura relu une à une chacune des 200 lettres, le plus souvent courtes, griffonnées en vitesse, mais dont l’intensité est toujours là. Et c’est ce qu’elle fait, même si cela réveille en elle quelque chose qu’elle doit désormais taire et qui s’appelle le désir.