C’est la lectrice du peintre italien Gianluca Tedaldi qui s’est ce soir penchée sur le recueil de Paul Éluard. Il me semble avoir entendu ses soupirs, si semblables aux miens lors de ma première lecture à l’automne 1980. Elle venait de lire ceci :
L’unique
Elle avait dans la tranquillité de son corps
Une petite boule de neige couleur d’œil
Elle avait sur les épaules
Une tache de silence une tache de rose
Couvercle de son auréole
Ses mains et des arcs souples et chanteurs
Brisaient la lumière
Elle chantait les minutes sans s’endormir.

4 réponses
Coucou lali , j’attendais ceci ! je ne vais pas aller faire des recherche pour découvrir Eluard , je préfère te suivre ! Je suis encore joliment surprise et déroutée ! Curieuse et agréable association du concret et de l’abstrait …une tache de silence …sur les épaules …
Bonne journée , merci lali !
Lanourse, voici une nouvelle qui devrait te réjouir : tu pourras lire Éluard pendant trois semaines!
« Elle chantait les minutes sans s’endormir »… J’aime beaucoup ces mots!
Merci Lali, tout est très beau!
Tu prends les jambes cette fois-ci?
Zin Zin : mais elle n’a pas de jambes celle-là…
C’est vrai… et de décolleté non plus…
Zin Zin : Allez, on fille… on passe à une autre…