Elle est venue d’un autre siècle, cette lectrice peinte au XIXe siècle par un artiste de l’école française. Une lectrice dont je ne sais rien, sinon qu’elle s’est arrêtée sur ces quelques lignes du recueil d’Alain St-Yves intitulé Transparole :
Serait-ce une page profondément troublée
qui n’attendait qu’un peu d’attention
qu’une caresse de vos mains distraites
et trop machinalement besogneuses
ô lecteurs et lectrices électrisés
si peu habitués à fréquenter l’écorce
en dehors de nos forêts
Serait-ce une page
qui ne guettait que votre souffle
pour retrouver enfin un peu de vent
dans son feuillage autrement étendu

Commentaires récents