Visiblement, ce n’est pas la première fois que la lectrice de Donat Nonotte lit ce livre. Il est usé comme les livres qu’on a traînés avec soi de maison en maison, comme ceux qu’on met dans nos bagages, comme ceux qui reviennent par cycles sur notre table de nuit, comme ceux qui nous font sourire quand on retrouve cette phrase qui avait fait chavirer notre cœur il y a longtemps et qui provoque toujours ce même effet. Celui de retrouver un vieil ami.
Combien y en a-t-il au cours d’une vie de ces livres qui donnent envie qu’on les retrouve ? De ces livres qui nous suivent ? Bien peu, je crois. En fait, probablement que ces quelques livres lus, relus, à relire, tiendraient sur une seule tablette. Peut-être deux. Guère plus.
Les livres auxquels on revient sont comme les amis. Ce ne sont pas tous ceux avec qui on se lie le temps de leur lecture qu’on peut appeler amis. Ce ne sont pas non plus tous les gens avec qui on fait un bout de chemin qu’on peut appeler amis. Mais il s’agit d’un autre débat.
Il s’agit d’abord d’une lectrice et de ce livre qui est un ami depuis très longtemps.
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