Est-ce le silence de la nuit qui l’a éveillée ? Le besoin irrépressible d’ouvrir ce grand livre qui raconte les plantes ou les pays ? Le fait qu’elle se soit couchée si tôt qu’elle n’arrive plus à dormir ? Peu importe.
Ce que nous savons, c’est que la lampe à pétrole est allumée et qu’elle éclaire le grand livre. Ce que nous savons, c’est qu’il fait nuit, mais que pour la lectrice de Louis Dupuis, la journée est déjà commencée puisqu’elle est vêtue et les yeux bien ouverts. Ce qu’on sait aussi, c’est qu’elle est heureuse, qu’il y a sentiment de plénitude dans le fait de se retrouver ainsi la nuit, seule avec ce livre qu’elle semble tant aimer.
Ce que je sais aussi, c’est qu’il fait nuit, que je ne dors pas. Et que pour une fois, la raison est simple : je me suis couchée peu après 21 h, ce qui est bien trop tôt pour celle qui n’a pas besoin de beaucoup de sommeil.
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