Il les transporte d’un endroit à l’autre. Presque toujours dans des valises, en marchant le dos courbé sous le poids des mots. Ou à bicyclette. Il les transporte et il les dispose aileurs, les ouvre. Et il y en a partout.
Le lecteur de Meir Pichhadze collectionne les livres comme je collectionne les toiles représentant des lecteurs et des lectrices. Il empile les livres comme j’accumule les toiles. Il laisse ouverts certains comme je contemple certaines toiles longtemps avant qu’elles n’entrent dans mes pages. Il en laisse d’autres dans des valises. Mes valises sont des fichiers. Et parfois, à force de les regarder, il sculpte, alors que j’écris.
3 réponses
Je regarde ces peintures et j’ai envie de dire : lire, c’est partir beaucoup !
crois que si je lui en demande un, il me le prêtera ?
Ne t’inquiète pas, je le lui rapporterai.
clem
Est-ce le livre qui nous emmène en voyage ou est-ce nous qui, lorsque nous partons, emmenons nos livres? Peu importe mais j’ai aimé les peintures des valises, et leur symbolique…