Elle lisait. Quelques sonnets. Des sonnets d’une pureté incomparable. D’une pureté qu’on ne trouve que rarement. Et parfois, et encore plus rarement, dans l’amour.
Elle lisait, avec pour tout vêtement cette ample chemise qui n’est pas la sienne et qui porte l’odeur de celui qu’elle aime. Et quelques mots sont arrivés. Des mots aussi purs que ceux qu’elle lisait.
Et la lectrice de Claire Mesnil s’est enroulée dans les mots comme elle s’était enveloppée du vêtement. Il n’y a pas d’amour plus pur que le leur.

2 réponses
Et pour eux, la parole n’est pas leur priorité…
peu de mots, peu de vêtements, peu de décor… lorsqu’on ne sait plus dire, plus écrire, plus voir que cela!