Lali

25 avril 2021

En vos mots 733

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens à l’instant de valider les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, je vous propose de faire un tour à Paris afin de faire le tour des boîtes vertes des 200 bouquinistes. Ils ne sont peut-être pas tous au poste en temps de pandémie, mais certains le sont et attendent jour après jour des visiteurs qui ne sont pas au rendez-vous.

Remontons donc le temps. Retrouvons les personnages de Jean Béraud, quai de Tournelle ou quai du Louvre, et partons à la recherche de trésors…

La suite vous appartient.

Ce n’est que dans sept jours et pas avant que je validerai les commentaires déposés pour faire vivre cette toile, ce qui vous laisse amplement le temps de l’examiner sous tous les angles et d’écrire quelques lignes.

D’ici là, profitez des beaux jours et retrouvons-nous dans une semaine!

2 commentaires »

  1. Par tous temps elle se rendait
    Sur les quais des bouquinistes
    Et même si fort il ventait
    Elle y venait en touriste.

    Bien lui prit d’affronter le vent
    Car elle devait rencontrer
    Tout en marchant et en rêvant
    Celui qui serait son aimé.

    A la faveur d’une bourrasque
    Ils se trouvèrent projetés
    Dans une accolade fantasque
    D’une rare efficacité!

    Depuis, vent ou pluie, on les voit
    A la recherche de merveilles
    Sur les quais ou d’autre endroits,
    Rayonnants comme deux soleils.

    Comment by anémone — 30 avril 2021 @ 17:15

  2. Dans la maison de ma mère, les ombres du passé s’accrochent aux mots fatigués.

    Il y a des silences sans âme et des mots qui ne racontent rien.

    Et sur les murs sans joie, de vieilles photos-souvenirs ont élu domicile.
    Le Saint Mari, déjà parti. Le Fils qu’elle a bercé. La belle-fille qui ne dit mot. Les petits-enfants qu’elle appelle « mes petits ». Et puis,
    il y a un grand poster du fils de la voisine, qu’elle prétend beaucoup aimer et qu’elle appelle « ma fille » devant moi. Et la voisine,
    heureuse, fait tout comme si.

    Dans la maison de ma mère, il y des gens qui entrent comme s’ils étaient chez eux.
    Sans jamais frapper. Sans besoin de demander la permission. Car ils ont une clef. Comme Le Fils de ma mère.

    Dans la maison de ma mère, il y a du poulet rôti chaque dimanche. Et des silences vides, jusqu’au « c’était très bon… à la semaine
    prochaine ».

    Et les ombres de ses pensés reviennent enjoliver ses soupirs épuisés.
    Qu’elle murmure, seule, devant sa télé.

    Dans la maison de ma mère, il y des livres qui meurent d’ennui, sur lesquels personne ne s’attarde jamais. Et les regrets d’une vie qu’on n’a pas
    envie d’entendre.

    Et puis il y a moi. Qui passe de temps en temps. Et qui sonne. Et qui attend comme un visiteur quelconque. Et qui gémit, comme dans un mauvais souvenir : « Ouvre, c’est moi… »

    Comment by Armando Ribeiro — 1 mai 2021 @ 4:09

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