En cette veille de Noël, une scène livresque de saison s’imposait. La voici donc, signée Brenda Burke. À vous de nous la raconter en vos mots, en vers ou en prose, comme vous le faites si bien depuis plus de dix ans.
Comme le veut l’habitude, aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous laisse le temps de lire ce qui a été déposé sur l’illustration de dimanche dernier et d’écrire quelques lignes. Mais surtout, de bien profiter des fêtes de fin d’année que je vous souhaite douces et heureuses.
Bonne dernière semaine de l’année à tous, et rendez-vous dimanche prochain!

2 réponses
Il attendait l’histoire,
Mais elle lui disait qu’il était trop grand.
Il savait lire à présent!
Elle n’avait pas envie de lire.
Pas un livre de contes.
Pas un livre d’enfants.
Elle était grande à présent!
Elle ne rêvait pas du prince charmant.
Elle rêvait d’un garçon de chair et de sang.
Un garçon qui l’aimerait pour l’année nouvelle.
Un garçon qui l’embrasserait au prochain Noël.
Elle ne voulait plus comme l’an précédent
Traîner sa langueur dans l’appartement.
Quand connaîtrait-elle donc l’enchantement
D’un cœur contre son cœur, et du doux bercement
De bras qui la serreraient combien tendrement?
Le petit, ignorant tout de ce tourment,
Nourrissait toutefois le triste sentiment
Que sa sœur ne l’aimait plus autant qu’avant.
Alors il prit dans ses mains le livre
Et lut lui-même l’histoire,
Car il sentait en elle la tristesse,
La colère, et le désespoir.
Il mit tant de cœur à lire,
Que la petite s’en émerveilla.
Tous deux alors réalisèrent
Comme l’amour entre eux était beau et grand,
Qui les tenait unis, malgré les habitudes.
La jeune fille ressentait soudain moins vives
La morsure et la plaie de la solitude.
Elle remisa sa mauvaise humeur,
Et décidée à ne pas gâcher la fête,
Elle sourit à son petit frère.
À Noël j’écoute le vent
Je regarde danser la mer
Je laisse mourir le temps
Comme quelqu’un d’ordinaire
Et aujourd’hui encore
Le soir de la belle nuit
Il fait si froid dehors
Et dans mon cœur aussi
Pas de sapin et ses lumières
Ni de sœur tendre à aimer
Loin de moi toutes ces prières
À la gloire du nouveau-né
C’est ainsi depuis toujours
Noël ce n’est qu’un moment
L’âme triste et le cœur lourd
J’écoute pleurer le vent.