Comme il va pleuvoir aujourd’hui, la lectrice de l’artiste russe Anna Loch a décidé de l’oublier en se rendant à la bibliothèque. Ce qui parait une excellente idée, car elle semble y avoir fait de jolies trouvailles. À vous de nous dire lesquelles ou de nous parler de cette lectrice bibliovore, en vos mots. Comme vous le faites dimanche après dimanche depuis plus de neuf ans.
Aucun commentaire ne sera validé avant une semaine. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes afin d’animer la scène livresque du jour et de lire les quelques textes déposés sur celle de la semaine dernière.
Sur ce, bon dimanche et bonne semaine à tous!

3 réponses
Rien n’est plus doux quand vient la pluie
Qu’un refuge parmi les livres.
Délaissant les moelleux coussins,
Les poufs, les sofas, les chaises,
Clotilde préférait se percher
Au plus près de ses chers bouquins,
Sur une échelle un peu biaise
Aux barreaux quelque peu précaires:
Ils étaient pour elle le lieu sûr
Permettant d’accéder aux rêves.
Une lampe et une bougie,
Le ciel pouvait s’obscurcir,
Elle pourrait toujours déchiffrer
Les trésors sur et entre les lignes.
Plus rien pour elle n’existait,
Le vent pouvait bien faire rage
Et la bruine si obstinée
Se muer en orage.
Les bruits des intempéries
Rythmaient avec habileté
Sa lecture
Et elle n’avait qu’un seul souhait:
Que cela dure, dure, dure…
C’est la fin de nos vacances
La vie reprendra demain
Fini les jours d’insouciance
Les soirées entre copains
La mer dans mes souvenirs
Aura le goût de la liberté
Et de doux réveil du désir
D’un nouvel amour d’été
Des rires et des tendresses
Lumière du jour en contrechamp
Des baisers et des caresses
À l’heure du soleil couchant
Elle reprendra ses voyages
Entre Ronsard et Aragon
Peut-être que son marque-pages
Aura le parfum de mon nom
Voilà ce qui lui arrivait, à une jeune Célestine, toute environnée d’étoiles… Quand elle se décidait à ranger sa bibliothèque, les photographies, les cartes postales, les petits trésors aimés, la fantaisie lui faisait choisir le barreau le plus rond et le plus sûr de son échelle de rêves, elle ouvrait un livre, au hasard, à n’importe quelle page et elle était sûre, sûre, sûre d’y retrouver amis et paysages, plages et montagnes, cris d’enfants et de mouettes, ondulations dans les blés, digitales et épilobes, souvenirs et espérances, et et et…
Tout ce qui fait le salé et le sucré de la vie…