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WRIGHT (Johanna)

Une maison dans les arbres pour lire, quelle bonne idée! Puisse cette illustration signée Johanna Wright vous séduire et vous donner envie d’écrire quelques lignes, comme vous le faites inlassablement dimanche après dimanche depuis bientôt neuf ans.

Et, comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps de vous installer là-haut afin de voir la vie d’un autre angle!

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

4 réponses

  1. Sur la fleur de velours

    Sur la fleur de velours, je graverai ton nom.
    Quand la vie aura tu aux branches ses violences,
    Le vent autour de nous sifflera nos silences,
    Sur la table de bois, contre les murs, sinon…

    Dans l’arbre on squattera un tendre cabanon.
    Appartements, maisons, déchus sans virulences
    D’un cocooning ouaté filant nos indolences
    En maille retournée, en mortaise et tenon…

    Je viendrai dans tes bras, ma bouche sur la tienne,
    Mes mains à tes poignets, pour que je t’appartienne,
    Volant sur le tapis, pour ta soif étancher…

    Tu seras contre moi, ma douce magicienne,
    Les fagots dans le poêle et l’amour au plancher
    Brûlant à tout jamais notre douleur ancienne…

    Cavalier

  2. C’est une love story démodée
    Que même le cinéma a oublié
    Elle l’aime sans pourquoi ni raison
    Il l’aime sans se poser de questions.

    Aux roses qu’on arrache aux rosiers
    Elle préfère le gout de leurs baisers
    Et aimer chaque jour passionnément
    Comme autrefois dans les romans.

    Et le monde qui tourne autour
    A la couleur sépia de leur amour
    Comme dans un love story démodée
    D’un film noir et blanc à la télé.

    Pas de Cupidon sur une branche
    Pas d’église ni de robe blanche
    L’amour se fout de tout cela
    Et on l’oublie tellement des fois.

  3. Assis sur une branche
    Elle regardait son beau pêcheur
    En se disant que dimanche
    Ne rime pas avec pudeur

    Voir s’il avait tout ce qu’il faut
    Pour faire une vie à deux
    Elle serait belle l’excuse
    Pour les jour des amoureux

    Lui montrer qu’elle était de loin
    Plus coquine que ses folies
    Que les poissons c’était bien
    Mais qu’il n’y pas que ça dans la vie

    Et qu’elle ne serait pas contraire
    À s’abandonner à ses mains
    Juste pour faire l’inventaire
    Le jour de la Saint-Valentin

  4. La petite porte dans l’arbre,
    C’est pour pouvoir aisément monter,
    Car je ne suis pas acrobate.
    Et puis, j’aime les escaliers.

    La petite fenêtre dans l’arbre,
    C’est pour montrer qu’il est occupé.
    Car pour éviter qu’on ne l’abatte,
    J’ai décidé d’y habiter.

    La petit pansement sur l’arbre,
    C’est moi qui l’ai appliqué
    Pour le guérir de ses balafres,
    Qu’avec amour j’ai soignées.

    Les petits lampions dans l’arbre,
    Ce sont eux qui vont m’éclairer,
    Quand perchée à son pinacle
    Un bon livre je lirai.

    Le belvédère au sommet de l’arbre,
    C’est pour mieux pouvoir observer
    Le lac, le ciel rouge, les barques
    Et pour dormir les soirs d’été.

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