Quand j’ai découvert les toiles de Pascal Chôve, pour lesquelles j’ai eu un véritable coup de foudre, tout de suite m’est venue l’idée de vous faire connaître cet artiste qui a exposé en France, aux Pays-Bas, aux États-Unis et à Montréal depuis un peu plus d’un quart de siècle.
Or, y a-t-il meilleure façon d’entrer intimement dans l’univers d’un artiste que d’explorer une de ses toiles afin de nous livrer ses secrets? C’est donc ce que je vous invite à faire : nous dire en prose ou en rimes, en vos mots, ce que cette scène vous inspire.
La suite, nous la connaîtrons dimanche prochain alors que tous les commentaires seront validés d’un seul coup.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

5 réponses
Il ressemblait, alors, à une statue de dieu grec. Beau, grand, sportif et gentil. Gentil mais gentil.
Il me plaisait bien, mais voilà, moi petite chose, comment aurais-je pu plaire et lui plaire surtout. Je me contentais qu’il soit un bon ami.
Et puis, et puis un jour, un jour…. un jour merveilleux. Dans ses bras, et son baiser si doux puis si gourmand.
Malgré le grand chamboulement dans ma vie, je restais lucide. Il ouvrirait un jour les yeux et alors je le laisserai partir vers d’autres horizons.
Mais depuis plus de vingt ans nous partageons le meilleur. Le quotidien banal ne détruira pas notre relation. De toutes les façons je ne suis pas faite pour une vie de couple. Et puis sans enfant, pourquoi se lier à vie. Car pour moi c’est pour la vie. Enfin, comme tu es bête, pour la vie, encore une idée de midinette !
A quoi bon les regrets, à quoi bon les peut-être, à quoi bon les si, à quoi bon les soupirs. Comme il est beau, comme il est fort. J’aime sa peau, ses yeux, ses mains, son corps. Il me l’a dit, je suis son amie, sa maîtresse, sa femme. Et le reste n’est que détail. Pourquoi ne pas y croire !
Le coeur est toujours palpitant quand je le vois, quand je suis près de lui, quand ma peau est contre sa peau, quand ses mains me caressent, quand sa bouche m’embrasse goulûment.
Mon dieu qu’il fait chaud aujourd’hui. A t-on idée, à nos âges ! Mais justement c’est tellement, tellement savoureux !
Et voilà, il est reparti. Mais cette fois-ci je ne le verrai pas de quinze jours. Parti en vacances et moi je reste là puisque je reprends le travail ce lundi.
Dis Claude, je peux arrêter la pose, j’ai soif ? Claude je peux voir ?
(Claude Laporte est une artiste peintre, vous pouvez entrer ici sur son site, et quelque part vous me trouverez en photos) http://laporte.claude.free.fr/
REJET, ABANDON ET TUTTI QUANTI
Je suis jaloux de ce Philippe qui te pâme!
Qu’écrit-il de si séduisant
Pour qu’il te prenne jusqu’à ton âme
Dans nos meilleurs moments?
Je ne me sens pas de taille
À décrire avec autant de talent
La couleur d’un morceau de paille
Ou d’une simple fleur des champs.
Pourquoi a-t-il plus d’attrait pour toi
Que mes paroles amoureuses?
L’imagines-tu plus beau que moi
Lui et ses gorgées douteuses?
Moi aussi j’aimerais t’offrir
Des dimanches minimalistes,
Sans décrire tous mes désirs,
Juste un mot dedans ma liste.
Je ne sais pas conter d’histoires.
Nous sommes trois dans ce même lit.
Couvre ce sein que je ne saurais voir
Avec le même regard que lui.
Flairjoy
« Rêve éphémère
Ô, que de bonté dans l’immensité des cieux,
Que d’âmes fragiles, que de légèreté,
Que d’éclairs égayant ce vaste lieu,
Que de roses, que de fleurs empourprées,
Mêlant les parfums aux rayons de lumière,
Songes d’amour aux langueurs éphémères.
Ô, que l’espace est doux et tranquille,
Que j’aime le vent dans le silence gracieux,
Que les nuages accompagnent, tendres, dociles,
Que de rêves, que de jours délicieux,
Embrasant du grand feu des lumières,
L’âtre de ma vie au bonheur éphémère.
Ô, que les anges qui passent se souviennent,
Que valse la terre dans le bleu argenté,
Que des ailes d’oiseaux blanches surprennent,
Que de lueurs, que de tendresse enfantée,
Venant caresser en larmes de lumière,
Mes songes d’amour, mon rêve éphémère. »
Alan Cartner
Je me souviens vaguement d’une promenade le long de la rivière. Ce jour-là, je lui ai dit je t’aime. On s’était promis un amour éternel. Il y a un moment où on se promet tant de choses auxquelles on voudrait y croire, sans se rendre compte qu’elles seront éphémères.
Parce qu’un jour, les années, les rencontres, les amis toujours prêts à vous conseiller ou à vous mettre en garde, finissent tous par avoir raison de vos certitudes. Et puis un jour la fêlure. L’envie de rester soi-même. Ne pas faiblir. Puis le trou noir. Quelques souvenirs d’une vie enfermés au fond d’un placard. Dans une vieille boite à chaussures. On voudrait ne jamais plus y penser. On veut passer à autre chose. Et la certitude que la poussière des années finira par tout couvrir et, envie de croire en un point final. Définitif.
Puis ailleurs une autre vie. Ou plusieurs. Qui se souviennent et se ressemblent tellement qu’on croie qu’on n’a pas fini de vivre toujours la même histoire. La même déchirure. La même blessure qu’on voudrait tant refermer un jour. Pour toujours.
Un jour, au hasard d’un mot, d’un regard, d’un silence, d’un paragraphe anodin, le vent des souvenirs se lève. Malgré nous. Et nous voilà replongés au cœur d’un amour depuis longtemps oublié et on s’entend dire je t’aime. Et on s’aperçoit douloureusement qu’on n’a jamais redit je t’aime, comme on l’avait dit cette fois-là.
ROMAN-PHOTO
Ses mots faisaient vivre le jeune couple, plein de fougue.
Ses mots, tactiles, dansaient une invitation au voyage, à l’aventure.
De loin, elle entendait un cri d’amour.
Le petit film passait dans sa tête.
De près, l’autre attendait de l’émouvoir comme a fait l’auteur.
Il savait qu’il n’était pas le premier.
Il savait qu’il avait des concurrents.
Sa souplesse de femme soupirait sous ses caresses affamées.
Son corps était là, mais elle, elle était ailleurs.