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En vos mots 222

chun-eunsil.jpg

C’est une illustration d’Eunsil Chun que je vous propose en ce dimanche afin que vous puissiez la raconter, inventer une histoire à partir de celle qu’elle évoque pour vous à partir d’un détail à moins que vous ne préfériez vous glisser dans la peau du personnage qui semble aimer les livres et les oiseaux. Une illustration qui prendra vie grâce à vos mots que nous lirons dans une semaine et pas avant, comme le veut l’habitude de cette catégorie ouverte à tous créée il y a un peu plus de quatre ans.

Puisse la toile de ce dimanche vous inspirer!

10 réponses

  1. Un jour je sais que j’effacerai de ma mémoire le murmure de tous ces hier sans lendemain qui hantent encore mes souvenirs. Je les remplacerai par de tendres mensonges, aussi beaux que des ciels bleus embellis de petites lumières que j’appellerai étoiles, pour faire rire les oiseaux qui, ailes déployées, s’ennuient dans le ciel en regardant tous ces hommes sans âme qui errent comme des ivrognes vagabonds dans les avenues, à peine éclairés par leurs propres croyances.

    Un jour je crois que j’irai m’asseoir dans le creux douillet d’une rêverie et que je m’envolerai sans destin rejoindre ceux qui m’ont aimé un jour parce je n’étais que moi, sans jamais me pointer du doigt parce que je ne suis pas devenu celui qu’ils auraient aimé un jour rencontrer. J’oublierai les orateurs de bonne parole, les samaritains de fauteuil, qui se vantent d’aller au bout du monde faire de l’humanitaire. Tous frais payés.

    Un jour je me ferai esclave du silence. Et je ne lui offrirai que mes tendres mensonges. Et des regards. Et mes sourires. Et peut-être que, les jours où le manteau de la tristesse me fera courber le dos, je lui offrirai une larme. Je j’habillerai d’espoir. Sinon à quoi bon pleurer?

  2. UN SEMBLANT DE LIBERTÉ

    L’ombre de leurs immenses ailes
    Tournoie dans un rayon de lune,
    Tandis que les cordes s’emmêlent,
    Figeant les oiseaux de fortune.

    Flairjoy

  3. « Ballade à la lune

    Lune, en notre mémoire,
    De tes belles amours
    L’histoire
    T’embellira toujours.

    Et toujours rajeunies,
    Tu seras du passant
    Bénie,
    Pleine lune ou croissant.

    T’aimera le vieux pâtre,
    Seul, tandis qu’à ton front
    D’albâtre
    Ses dogues aboieront.

    T’aimera le pilote
    Dans son grand bâtiment,
    Qui flotte,
    Sous le clair firmament !

    Et la fillette preste
    Qui passe le buisson ;
    Pied leste,
    Et chantant sa chanson. »

    Alfred de Musset

  4. Dans cette vieille maison, face au Musée Toulouse-Lautrec, les plafonds étaient si haut, si haut.
    Dans ma toute petite chambre, la lumière de la lampe de chevet n’éclairait pas les coins.
    Et tous les soirs, l’angoisse me prenait, des monstres araignées se nichaient là…
    Et tous les soirs, je luttais, cherchant le sommeil.
    Et tous les soirs, pour y parvenir, je me confiais à la nuit, en dormant à plat ventre…
    Maintenant que je suis une grande personne, je ne crois plus aux monstres araignées, et pour lutter contre les mauvaises angoisses qui pourraient parfois naître, je rêve de champs de lavande ou de tournesols…
    Craché, juré, c’est vrai !

    Demandez à Tino!

  5. Envole-toi

    Ecoute sourdre les fontaines
    Ecoute rire les cigales
    Ecoute sans bruit

    Rêve, danse au milieu des étoiles
    Goûte au rayon de lune
    Vole, va cueillir les comètes accrochées à la nuit

    Ecoute, rêve, envole-toi, et je te réveillerai

    Et toi, tu m’aimeras…

    Graphène

  6. L’image me rappelle une réplique de Shakespeare qui se trouve dans sa pièce Roméo et Juliette.
    Voici ma traduction d’Acte II.iii.20-33.

    Viens, douce nuit, viens, nuit qui aime, nuit au front noir
    Donne-moi mon Roméo, et quand il mourra
    Prends-le et découpe-le en petites étoiles,
    Et il rendra si beau le visage du ciel
    Que tout le monde sera amoureux de la nuit
    Et ne fera plus attention au soleil criard.
    Ô, j’ai acheté la maison de l’amour
    Mais je n’ai pas encore sa clé, et bien que je sois vendue
    Mais pas possédée : ce jour reste aussi fastidieux
    Que la veille d’un festival
    Pour un enfant impatient qui a des vêtements nouveaux
    Mais qui ne peut pas les porter. Ô voici ma nourrice,
    Et elle porte des nouvelles ; et chaque langue qui ne parle
    Que le nom de Roméo parle d’une éloquence céleste.

  7. C’est un beau dimanche. Mes yeux lisent avec bonheur de magnifiques mots: sourires, rayon de lune, champs de lavande, cigales, étoiles, le visage du ciel… que tout cela est poétique 🙂
    Le moment de vous lire est toujours magique!
    Bises et amitiés 🙂

  8. pépéLOUjoye, oui… mais non
    pas plus que mes chèques pires, cela ne se peut…

    pas, et encore un plaisir
    de vous lire…

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