À quoi pense-t-elle? De qui rêve-t-elle? Quel est ce livre posé à ses côtés? Est-il la source de sa rêverie? Voilà tout autant de pistes que vous pourrez emprunter pour raconter en vos mots,en rimes ou non, la toile du peintre russe Stanislav Plutenko.
Et comme chaque semaine, vous avez largement le temps de laisser parler la toile puisque les commentaires seront validés en bloc dans sept jours et pas avant.
Bonne semaine à tous et que l’inspiration soit au rendez-vous malgré ce temps de festivités qui risque de vous occuper grandement!

6 réponses
Elle pense à sa mère, à son père et à son pays, le mexique. Elle relit les carnets de vie de sa mère et mesure son courage extraordinaire. Elle pense qu’elle va bientôt nous offrir un aperçu de ces toiles dans lesquelles sa mère a projeté sa passion, ses souffrances, son amour pour Diego. Elle pense qu’elle doit beaucoup à Frida…
Partir. Partir loin de nos silences. Ceux de nos mots d’abord puis, ceux de nos regards furtifs, presque compromis. Pour oublier que nous avons été des enfants un jour. Que nous avons échangé nos caresses d’enfants. Aussi pures que la perle d’eau matinale sur la feuille de l’arbre que le soleil vient éteindre.
Partir. Fuir cet amour qui vous tend les bras pour ne pas s’envoler. Parce que vous êtes devenu son ciel. Et puisque sans vous aucune étoile ne se couche jamais à portée de son regard.
Partir. Enchainé à ces pensées qu’on transporte toujours en bandoulière et qu’on voudrait quelquefois déposer sur le banc d’un quai de gare quelque part et repartir en oubliant sourires, espoirs et larmes. Parce que le reflet du regard des autres vous brûle les yeux et vous aveugle et vous n’entendez plus que votre cœur battre jusqu’au creux de vos veines.
Partir. Oublier tous ces mots que vous ne pouvez plus prononcer. Désirs et amours inavouables. Et penser, gorge sèche, à d’autres lèvres et comme un malade en sevrage, ne pas céder à la douce tentation du baiser. Parce que le goût y traîne encore. Parce que l’envie vous brûle le cœur. Parce que vous savez ce baiser qui vous entraîne à nouveau dans le tourbillon d’aimer un amour secret et inavouable.
Ce jour là, Jade s’ennuie à mourir mais en passant devant la belle bibliothèque de son grand-père, elle choisit un très ancien recueil de poèmes. Avec mille précautions, elle le retire du rayon et va s’isoler dans la pièce d’à-côté. Tout en délicatesse, elle ouvre le livre et ne lu qu’un poème de d’Emile Nelligan et resta pensive de longues minutes…
VIOLON D’ADIEU
Vous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches
Valsaient dans l’âtre clair, cependant qu’au salon
Un abat-jour mêlait en ondulement long
Ses rêves de lumière au châtain de vos mèches.
Et tristes, comme un bruit frissonnant de fleurs sèches
Éparses dans le vent vespéral du vallon,
Les notes sanglotaient sur votre violon
Et chaque coup d’archet trouait mon coeur de brèches.
Or, devant qu’il se fût fait tard, je vous quittai,
Mais jusqu’à l’aube errant, seul, morose, attristé,
Contant ma jeune peine au lunaire mystère,
Je sentais remonter comme d’amers parfums
Ces musiques d’adieu qui scellaient sous la terre
Et mon rêve d’amour et mes espoirs défunts.
Je voudrais te lire que je suis ici, à attendre
Mais les mots restent des ombres qui se détachent
Pour se taire
Dans cette nuit entre rouge et pages
Je cherche ces syllabes d’espoir
A délier
Ces mots qui brillent comme cascade dans tes pas
A chaque page en avant , tu t’éloignes de moi
Alors les chapitres ne vivent que sous mes pinceaux
Et je relie mes mots aux couleurs sur la toile
Tu ne les vois pas
Ces couleurs pour tes lèvres
Ces sourires pour tes paupières
Ici pourrait commencer un monde
N’y règne que silence
Je voudrais te dire que je suis ici, à t’attendre.
Je viens avec plaisir vous lire …
Cette si belle toile vous a inspiré, et ces temps de festivités n’ont pas été un frein ! Bravo à vous 4, et si je peux me permettre mes bises spéciales de félicitations pour Denise et Armando
J’aurais bien aimé vous accompagner encore ce dimanche comme je le fais avec bonheur depuis quelques semaines, mais … le temps est allé plus vite que moi …
Bisous 😉
Belle surprise, Funambule que vient enrichir cet espace de sa plume ainsi que K. Denise toujours fidèle avec Nelligan, poète que j’ai découvert lors de mes quelques jours à Montréal.
Merci et j’espère vous revoir souvent. Pour le plaisir.