Est-ce ce qu’elle vient de lire qui rend la lectrice de Laura Coombs Hill aussi songeuse? À vous de nous le dire, à vous de nous parler d’elle, à vous de nous raconter son histoire. En vos mots. Comme vous le faites chaque semaine depuis un peu plus de deux ans. Pour le bonheur d’écrire. Pour le bonheur d’offrir à d’autres quelques lignes tirées de votre imagination.
Et comme toujours, vous avez une semaine pour le faire. D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

5 réponses
Les souvenirs le plus souvent
Ont le parfum de la vie
Le sourire d’un ancien amant
Mon Dieu, qu’il était joli…
On se retrouve en pleine jeunesse
Au printemps dans un jardin
On se souvient d’une promesse
De celui qui nous a tenu la main
C’était un amour plein de désir
Nos corps parfumés d’envie
On n’avait pour seul avenir
Que cet instant de folie
Sa main dans mon corsage
Et la mienne où vous savez
Il me reste encore l’image
De sa bouche et de ses baisers
Comment ne plus penser à lui
Comment ne plus penser à nous
À chaque fois que monte l’envie
Mon corps tremble de partout
Tous les mots je les ai dits
À ses lèvres en silence
Sur mon corps il a écrit
Un jour ma délivrance
J’étais moi, j’étais sa muse
Il était mon soleil ma lumière
Mes seins durcissent sous ma blouse
Quand je me souviens que naguère
J’étais esclave de ses baisers
Enchainant tout mon corps
J’étais libre d’être aimée
Et je l’ai aimé aimé si fort
Les souvenirs à fleur de cœur
Comme une fleur en captivité
J’ai encore le goût du bonheur
De celui qui m’a aimé…
C’est mercredi et comme le temps semble incertain mère et fille décident de visiter un musée.
Julie est très heureuse d’être accompagnée par sa maman. Elle vient d’avoir douze ans et s’intéresse déjà à la peinture. A l’école, chaque élève peut choisir un « atelier » en option et évidemment, Julie a choisi la peinture. Elle a son chevalet et sa palette comme une grande.
Ses notes sont toujours excellentes. Son professeur a dit un jour à sa maman…votre fille est douée, elle ira loin ! Lors de ses promenades en famille, il n’est pas rare de voir Julie dessiner des paysages ou des fleurs. Son sens de l’observation étonne très souvent certains adultes.
Le plaisir de Julie est de marcher sur le parquet des belles salles où sont exposés les tableaux.
Toutes les deux marchent à pas feutrés afin de faire le moins de bruit possible et parlent à voix basse pour ne pas déranger les visiteurs qui chuchotent entre eux quelques commentaires devant chaque toile. Julie sait déjà tout cela pour avoir visité plusieurs musées avec ses parents.
Julie a la passion de la peinture tandis que plusieurs de ses camarades préfèrent le piano ou le violon.
Carole, sa maman, s’est arrêtée devant une très belle toile de Claude Monet et ne s’est pas aperçu que Julie n’était plus à ses côtés. Passant d’une salle à l’autre, Carole voit Julie assise sur une banquette devant cette jeune fille en bleu.
Sans rien dire, Carole s’assied tout près de sa fille qui semble subjuguée par la toile.
Maman, dit tout doucement Julie ! Comme cette peinture est belle. Je resterais là des heures à contempler cette jeune fille. Vois-tu la délicatesse de son visage et de son corps ?
Et sa robe…je la trouve merveilleuse avec tous ces petits détails.
Je suis d’accord avec toi ma chérie, cette toile est une merveille et je trouve que la coiffure de la jeune fille met bien ses épaules en valeur.
Maman, j’ai envie de l’appeler « Aurore ». Je trouve que ce prénom lui va bien et je l’imagine être une princesse avec ce gracieux port de tête.
Dis, maman ! Nous pourrions en discuter des heures de ce tableau et penses-tu qu’un jour je réussisse à peindre comme cette artiste ?
Je le souhaite pour toi ma chérie mais pour réussir une toile, il te faudra plusieurs années de travail assidu. Parfois, tu ne seras pas satisfaite du résultat. Tu recommenceras encore et encore sans te décourager. L’important est de peindre comme tu le sens au fond de toi.
J’imagine que ton professeur t’apprendra encore certaines subtilités et moi, je te dis, mets-y tout ton cœur.
Tu sais que j’ai une grande admiration pour les toiles de Claude Monet. Un jour, il a écrit :
« Devant vous un arbre, une maison, un champ ou quoi que ce soit. Pensez seulement à ceci : voici un petit carré de bleu, de rose, un ovale vert, une raie jaune et peignez exactement comme ils vous apparaissent. »
Maman, je te remercie pour cette belle journée au musée. Je ne vais pas l’oublier de si tôt !
Et toutes les deux rentrèrent à la maison en chantant.
Découvrir vos mots, Denise et Armando, sont toujours de doux moments de lecture!
Armando, j’ai été très sensible à ces vers..
« Les souvenirs à fleur de cœur
Comme une fleur en captivité
J’ai encore le goût du bonheur
De celui qui m’a aimé… »
Denise, j’ai aimé cette attention, cette tendresse et cette complicité qui émanent de l’attitude de cette mère envers sa fille qui s’éveille à la beauté de cet art qu’est la peinture.
Chantal, tes mots me touchent beaucoup !
Bisous !
Chantal, tes mots me touchent beaucoup!.. Pas ceux qui ont touché Denise. Les autres. Mais ceux qui ont touché Denise sont touchants…