Ce que mots vous inspirent 15
Il n’est de grand amour qu’à l’ombre d’un grand rêve.[ Edmond Rostand ]
Ce que mots vous inspirent est pratiquement devenue la catégorie de Denise. Elle seule l’a alimentée chaque semaine, infailliblement, fidèlement. Et heureusement pour nous tous.
Quelques autres ont osé laisser quelques mots. Rarement. Timidement. Peut-être n’ai-je pas réussi à trouver LA phrase que vous aurez envie de commenter?
Puisse celle d’Edmod Rostand – qui m’a été soufflée par la lectrice d’Horace Vernet – vous inspirer quelques lignes…

Son rêve, Lucie l’avait en elle.
En fait, son amour pour Julien était enrobé de rêves.
Elle venait de lire, avec émotion, les mots d’amour que Julien lui a envoyé et spontanément, elle a eu ce geste à son oreille. Elle voulait caresser ses magnifiques boucles d’oreilles, cadeau de son amour comme pour se rassurer qu’il reviendra vite.
Elle resta un long moment ainsi à rêver et son regard étoilé se posa sur la photo de son bien-aimé.
Un regard d’amour que ses rêves protègent.
Commentaire by Denise — 6 février 2008 @ 11:04
Cher Edmond,
Ma cousine Lali (je sais que tu aimes bien les cousines…) me demande ce que m’inspire cette phrase que tu as écrite dans « Chantecler » :
« Il n’est de grand amour qu’à l’ombre d’un grand rêve. »
Mais enfin, Edmond, deux mots de trop ! Ou bien un seul puisque c’est le même…
Un amour est forcément « grand » et même plus que « grand ». Cet adjectif le met dans une hiérarchie qui le limite. D’ailleurs n’entend-on pas dire avec une certaine ironie :
« Oh ! Mais c’est le grand amour ! » Et à moins de s’adresser en termes affectueux à un enfant, « un petit amour » ne veut rien dire, on parlera plutôt « d’amourette », le suffixe évoquant bien le côté léger de l’affaire !
Donc, cela va déjà mieux :
« Il n’est d’amour qu’à l’ombre d’un grand rêve. »
Mais enfin, cher Edmond, peux-tu imaginer qu’un rêve, surtout s’il s’agit d’amour, soit autrement que « grand » ! Pourrions-nous supposer un seul instant qu’il soit « petit » !
Ecoute :
« Il n’est d’amour qu’à l’ombre d’un rêve. »
Cependant quelque chose me chagrine encore… « à l’ombre »… ? Pourquoi pas « à la lumière » ? L’amour, le rêve… nous éclairent, nous illuminent ! En plus, j’ai compris ta grimace… Plus que neuf syllabes, adieu bel alexandrin !
Je t’offre donc ce décasyllabe :
« Il n’est d’amour qu’à la lumière d’un rêve. »
Tu trouves que je coupe les cheveux en quatre, que je pinaille, tu as raison mais j’aime tellement ton Cyrano que je n’ai pu m’empêcher d’arracher une plume à son panache pour égratigner un peu ton « Chantecler » !!
Sans rancune !
Commentaire by Reine — 7 février 2008 @ 12:09