S’il n’y avait pas d’abord eu la communion des esprits, s’il n’y avait pas eu les cœurs qui se troublent et se touchent, s’il n’y avait pas d’abord eu tout ça, il n’y aurait pas ce désir immense de se fondre l’un dans l’autre.
Ce désir qui n’en finit pas, ce désir non pas de posséder mais de s’abandonner. De partager le plus petit morceau de peau, le moindre repli de chair pour exprimer l’immensité de cet amour.
Ce désir qui fait se liquéfier nos corps pour se mêler dans le miel amoureux qui émane de nous. Ce désir qui nous anime, qui est là, qui est pulsion, ce désir qui était inévitable quand le reste a eu lieu.
Ce désir, tendre comme une brise d’été mais dévastateur comme un tsunami, parce que le jour où on succombe, on sait que ce sera impossible d’un jour vivre sans. Sans les lèvres de l’autre, sans ses yeux, sans ses mains sur soi, sans son corps noué au nôtre, sans sa langue fébrile.
Ce désir qui n’est qu’amour et qui nous appartient. Comme nous appartient aussi le reste de notre vie pour qu’il brille dans nos jours et dans nos nuits.
(janvier 2008)
*toile d’Irene Stocks

2 réponses
sensibilité et sensualité réunies … c’est beau Lali …
j’ai envie de rajouter,
sentir
l’amour ondule à mes hanches
offrir
mes heures rouges, mes heures blanches
ouvrir
les yeux, le coeur, les bras
désir
qui court et qui s’invite au bout de tes doigts
frémir
parce que tu me fais belle
sourire
pour le bonheur qui ruisselle
et
te respirer
et
t’aimer …
Merci Lali pour ce magnifique texte.. »Ce désir qui n’est qu’amour et… »
« Le corps, unique lieu de rêve et de raison,
Asile du désir, de l’image et des sons. »
Anna de Noailles