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Les yeux dans les cieux

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Les mots étaient posés sur le papier. Les mots qu’il avait écrits. Les mots qu’il avait empruntés à Drôle de Sire. Les mots qu’elle s’est mise à chanter.

Elle aurait aussi pu les écrire pour lui.

J’aimerais bien qu’on me dise
Pourquoi l’on s’épuise
A planter nos yeux dans les cieux
J’aimerais bien qu’on me dise
Ce que l’on y puise
Alors que les cieux
Silencieux

J’aimerais bien qu’on me dise
Pourquoi ça me grise
De planter mes yeux dans tes yeux
J’aimerais bien qu’on me dise
Pourquoi ça me brise
Les jours où tes yeux
Silencieux

J’aimerais bien qu’on me dise
Ce qui s’éternise
Au fond de tes yeux
Silencieux
J’aimerais bien qu’on me dise
Par quelle entremise
L’odeur de tes yeux
Me parle des cieux

*sur une toile d’Helen Masacz

Névoa, une Espagnole qui chante du fado

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Elle a été influencée par Amália Rodrigues, Mísia, Camané, Cristina Branco, Maria Teresa de Noronha, Lucília do Carmo, Fernanda Maria et quelques autres. Pas étonnant donc que la belle Espagnole Névoa interprète avec tant de grâce le fado. Pas étonnant non plus que Névoa le fasse avec tant de respect pour celles qui l’ont précédée.

C’est pourquoi je vous offre son Fado Portugues tiré de son album Fado Distraído qu’elle interprète de si belle façon que toutes les chanteuses de fado portugaises ne pourront qu’applaudir Névoa l’Espagnole qui marche dans leurs pas de si belle manière.

Une voix pétillante pour interpréter Cole Porter

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Rebecca Luker est une habituée des comédies musicales. C’est d’ailleurs sur Broadway à titre de doublure pour Sarah Brightman dans Le fantôme de l’opéra qu’on a pu la remarquer pour la première fois. Et probablement parce qu’elle est issue des grandes scènes new-yorkaises était-elle prédestinée à interpréter un jour Cole Porter, qui a inspiré à Armando un billet très bien documenté que je vous invite à lire ici. Et elle le fait d’une voix cristalline qui donne parfois le frisson, particulièrement dans True Love, tirée du film High Society (un remake de The Philadelphia Story) où elle était interprétée par Bing Crosby et Grace Kelly. Chanson qu’il me fait plaisir de vous offrir, ainsi que les paroles, afin de vous donner envie de découvrir Anything Goes de cette pétillante artiste.

Sometimes wind blows
a new moon moves at last alone
feeling far above her
oh how lucky we are
while I give to you
would you give to me
true love true love

So on and on it will always be
true love true love
for you and I have a guardian angel
on high with nothing to do
but to give to you as you give to me
love forever true
love forever true
for you and I have a guardian angel
on high with nothing to do
but to give you as you give to me
love forever true
love forever true

Give me more true love oh yeah
true love true love
true love true love
got to give me your oh yeah oh yeah
true love true love
true love true love
for you and I have a guardian angel
on high with nothing to do
but to give to you as you give to me
love forever true
love forever true
love forever true love

Quand le jazz vient des Pays-Bas

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Soesja Citroen ne fait pas partie du mouvement de chanteuses de jazz actuelles qui sont d’abord et avant tout des interprètes. Et en soi, le fait qu’elle se démarque parce qu’elle est aussi auteure et compositrice me plaît beaucoup. Surtout quand le résultat est tel que vous n’avez qu’une envie : écouter en boucle son album Don’t Cry Baby. Un album tout droit venu des Pays-Bas de celle qui fêtera en 2010 trente ans de carrière. Un album magique. Duquel j’ai tiré pour vous son magnifique Good Old Jazz.

Ce qui ne vous empêche nullement d’aller la voir chanter Fading Memories ici.

Une voix venue de Norvège

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Il s’agit sûrement d’un coup de foudre. On n’écoute pas un CD en boucle une soirée de temps s’il ne s’agit pas de ça. Enfin, je ne crois pas.

Elle s’appelle Inger Marie Gundersen et jusqu’à ce que je la découvre au hasard du rayon jazz de la bibliothèque, je ne savais rien d’elle, mais rien du tout. Je sais maintenant cette voix qui vous fait trembler le cœur, cette émotion qui vous gagne dès les premières notes de Will you still love tomorrow.

Ou la tendresse de celle qui chante Song for you far away.

Chet Baker revisité

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La Néerlandaise Fay Claassen a revisité Chet Baker, avec tellement de rythme, de justesse et de talent qu’on lui a décerné le premier Chet Baker Award en 2006 pour son album double intitulé Two Portraits of Chet Baker.

Je vous offre pour ce dernier mercredi soir de février Let’s Get Lost qui, j’en suis certaine, vous donnera envie de tout écouter de cet album qui tourne ici en boucle tandis que je suis plongée dans un livre…

She’s Got Rhythm

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Jamais je n’oserais prétendre que je suis autre chose que mélomane. Une mélomane qui ne connaît pas grand-chose à la musique, mais qui sait ce qu’elle aime… et ce qu’elle n’aime pas. Et ce que j’ai aimé le disque de Banu Gibson et son orchestre, le New Orleans Hot Jazz, intitulé Let Yourself Go!

Un joli bouquet que cet album réunissant des titres comme Love Me or Leave Me et The Man I Love, pour ne nommer que ceux-là. Oui, un bien joli bouquet. Une voix sensuelle et chaude, un orchestre endiablé, si bien que Banu Gibson ne se vante pas une miette quand elle chante I Got Rhythm que je vous offre à titre d’exemple.

Un jour, tu verras…

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Sur sa peau, des mots, des mots si doux, les mots de Mouloudji, qui toujours la feront rêver…

Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n’importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons

Le temps passe si vite
Le soir cachera bien
Nos cœurs, ces deux voleurs
Qui gardent leur bonheur

Puis nous arriverons
Sur une place grise
Où les pavés seront doux
A nos âmes grises

Il y aura un bal
Très pauvre et très banal
Sous un ciel plein de brume
Et de mélancolie

Un aveugle jouera
D’l’orgue de Barbarie
Cet air pour nous sera
Le plus beau, le plus joli

Puis je t’inviterai
Ta taille je prendrai
Nous danserons tranquilles
Loin des bruits de la ville

Nous danserons l’amour
Les yeux au fond des yeux
Vers une fin du monde
Vers une nuit profonde

Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n’importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons

*toile de Lee Jones

Le menuet

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J’avais six ans. Ma grand-mère avait les doigts tordus par l’arthrite, mais il lui arrivait encore de pianoter, voire même de jouer le Menuet à l’antique de Paderewski, le grand pianiste polonais, idole de sa jeunesse qu’elle avait eu l’occasion d’entendre lorsqu’il avait fait une tournée nord-américaine passant par Montréal. D’ailleurs, ses yeux brillaient quand elle racontait comment il interprétait avec brio Chopin et Liszt.

C’est donc avec bonheur que j’ai mis la main sur ce CD qui contient des enregistrements du grand pianiste, datant de 1920. Avec bonheur que j’ai pu entendre le compositeur interpréter sa propre musique, ce Menuet à l’antique que ma grand-mère jouait, que ma mère joue encore parfois et que je n’ai jamais réussi à jouer aussi bien que l’une ou l’autre, mais qui fait partie de ces souvenirs auxquels je tiens. Avec bonheur aussi que je vous offre ce menuet en images et en musique, un extrait du film Moonlight Sonata (1937).

Le café aux chansons d’autrefois

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Elle a souri. La lectrice de Juan Marq aime tant ce café où on passe des chansons qu’elle aimait – qu’elle aime toujours – et qui chaque fois la ravissent.

Elle a souri. Toute la salle chantonnait juste pour elle Fan de toi de Michel Delpech.

J’ai le béguin, je ne pense qu’à toi
C’est extra de ne penser qu’à toi.
J’ai le béguin quand tu es dans mes bras
C’est extra, tu me rends dingue chaque fois.

Fan de tes grands yeux,
De ton sourire, je suis fan de toi
Je suis amoureux
Sans te le dire, je suis fan de toi.

Je suis mordu, tu as changé ma vie
C’est génial d’avoir changé ma vie
Je suis mordu, tu n’es pas très jolie
C’est génial de te trouver aussi jolie.

Fan de tes grands yeux,
De ton sourire, je suis fan de toi
Je suis amoureux
Sans te le dire, je suis fan de toi.

Je suis heureux, je passe pour un fou
C’est dément de passer pour un fou
Je suis heureux quand tu es à mon cou
C’est dément, je vois des anges un peu partout.

Fan de tes grands yeux,
De ton sourire, je suis fan de toi
Je suis amoureux
Sans te le dire, je suis fan de toi.

Fan de tes grands yeux,
De ton sourire, je suis fan de toi
Je suis amoureux
Sans te le dire, je suis fan de toi.

Fan de tes grands yeux,
De ton sourire, je suis fan de toi
Je suis amoureux
Sans te le dire, je suis fan de toi
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