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Les lys sous le soleil de midi

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Peut-être que je les remarquais moins quand je n’avais pas d’appareil numérique pour les retenir. Peut-être que les lys étaient là, comme les marguerites, les bégonias et les pétunias. Peut-être, par contre, y en a-t-il plus que certaines années. Je ne sais pas. Je sais seulement qu’hier midi, les lys étaient magnifiques.

Surprise du jour

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Un mur avec des critiques gastronomiques, ça peut sembler banal. Et pourtant, ça a été une fabuleuse surprise que de trouver reproduit sur une feuille plastifiée mon billet du 21 mars 2007 au sujet d’un de mes endroits de prédilection, au milieu d’autres critiques plus sérieuses. Et deux fois plutôt qu’une, puisqu’on le trouve aussi dans la vitrine. Oui, ça fait vraiment un petit velours que de manger dans un endroit où nos mots et la photo qu’on a prise sont affichés. Et le Bistro Unique ne m’a pas trahie : il est toujours ce qu’il est, un de mes endroits préférés.

Le décor qui m’attend

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C’était le premier jour de l’été. Douze jours plus tard, tout est toujours aussi beau. Comme s’il n’y avait pas eu de journées torrides, d’orages violents, de nuits froides, de vents dévastateurs, d’écarts de température. Et à l’heure où ça s’accumule sur mon bureau et où je me fais une pause de dix minutes, ces quelques photos constituent un plaisir immense. Le décor qui m’attend après 17 h regorge de fleurs et de bosquets.

Arc-en-ciel sur Montréal

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J’étais à mon bureau. Il avait tonné et quelques gouttes d’eau étaient tombées. Le ciel était encore nuageux, mais d’une lumière qui n’avait rien de celle d’un ciel couvert. Et il est apparu. Comme ça. Comme un cadeau.

Le rosier de la station-service

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Il manquait de sucre pour mon café. Et même à 5 h 15, je sais où en trouver. Il y a tout autour, et surtout en cette heure matinale, une station-service qui vend quelques produits d’alimentation 24 heures sur 24, dont du sucre. Mais mon œil s’est arrêté ailleurs. Juste sous l’enseigne du Petro-Canada, il y avait là un rosier. Les fleurs n’avaient plus l’allant des jours précédents, mais elles étaient belles dans la semi-lumière du petit jour. Je me suis laissée distraire… mais j’ai pensé au sucre!

En traversant la rue

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Je sortais de chez Mimi, ma coiffeuse. Je regardais le ciel bleu et les quelques rares nuages. Je pensais à la brochette de poulet que j’allais manger en rentrant. Tout allait merveilleusement.

Et tout est allé encore mieux. Le terre-plein qui sépare la rue était paré d’un magnifique tapis de fleurs.

Les lys après la pluie

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C’était ce matin, juste comme j’arrivais au bureau. Les gouttes perlaient encore sur les tiges et les feuilles, tant la pluie avait été abondante, alors que le soleil était bien haut dans le ciel. L’eau glissait sur la peau tendre des lys et on avait l’impression qu’ils se dandinaient comme nous le faisons lorsqu’une goutte s’insinue entre le col et le cou et glisse dans notre dos. L’appareil n’était pas loin. Quelques clic et je suis repartie sur la pointe des pieds pour les laisser danser à l’aise, sans témoin.

Le jardin à la vue de tous

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La plupart des jardins privés sont dissimulés derrière des haies , des arbres ou d’immenses clôtures. Comme s’il était interdit au passant ou au voisin de voir un espace bien entretenu. Comme si la beauté était réservée au seul propriétaire des lieux. Comme si le fait de clôturer ou d’interdire le coup d’œil allait le conserver intact. Comme si l’enfermer allait permettre qu’il s’épanouisse.

Et puis s’étale au hasard de nos pas, un jardin tout simple. Pas le plus éclatant, ni le plus luxuriant, mais un jardin que l’hôte a laissé libre, qu’il n’a pas ceint de barrière ou d’arbustes, un lieu qui s’offre à la vue de tous. Et qui donne à croire que l’être humain est encore capable de générosité en offrant la paix et la beauté au regard d’autrui.

Des drapeaux partout

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Je viens d’un pays qui a deux fêtes nationales qui se fêtent à une semaine d’intervalle. Je suis du Québec où la Saint-Jean, la première de ces deux fêtes, la plus soulignée aussi, donne lieu à un défilé, à des concerts dans les parcs et à des décorations.

Il y a quelques jours, les drapeaux étaient déjà installés. Un prêt à battre au vent, l’autre attaché aux barreaux d’un balcon. Depuis, ils n’ont cessé de se lever, de s’accrocher aux antennes des voitures et aux fenêtres. Et dans quelques heures, la ville n’aura que deux couleurs : le bleu et le blanc.

Je vous souhaite, à tous, que vous soyez d’ici et d’ailleurs, une bonne fête de la Saint-Jean!

Au bout de l’allée

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J’aime que ces voisins que je ne connais pas, car je vis dans un domaine fait de nombreux immeubles et de maisonnettes traversé une allée, prennent le temps d’embellir le petit coin qui leur est réservé. Chaque fois que je passe devant, je m’arrête pour jeter un œil sur l’évolution du lopin de terre, comme s’il s’agissait du mien. Et je souris.