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Ondjaki, un écrivain à découvrir

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Dès les premières pages de Bonjour camarades, vous serez conquis par ce récit autobiographique destiné aux jeunes écrit par Ondjaki, ce touche-à-tout né à Luanda (Angola) en 1977 qui a obtenu une maîtrise en sociologie à l’Université de Lisbonne, a vu ses toiles exposées, a donné des performances en tant qu’acteur, a réalisé un film portant sur sa ville natale et a obtenu en 2008 le Grande Prémio de Conto Camilo Castelo Branco. Un récit où il pose son regard d’enfant sur un Angola en devenir quinze ans après l’indépendance du pays, en pleine guerre civile, dans ces heures qui vont précéder le traité de paix de 1991 et d’où les Cubains venus en renfort vont se retirer.

Un récit plein d’imagination où la visite d’une tante vivant au Portugal sera prétexte à une réflexion sur les conditions de vie des uns et des autres et où une rumeur voulant que Cercueil Vide terrorise la région en s’attaquant aux élèves des divers collèges et écoles du coin. Un récit plein de finesse sur le quotidien de ces enfants, sur la famille et sur le vent qui fait chanter l’avocatier du jardin. Un récit que je recommande chaudement aussi pour cette belle langue imagée qu’est celle d’Ondjaki que j’ai envie de connaître davantage et que je vous invite à découvrir grâce à cette entrevue en portugais.

La bibliothécaire de Bassora

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Le livre est beau, très beau. Magnifiquement illustré. Et il raconte une belle histoire : celle d’une bibliothécaire qui sauve les livres de la bibliothèque de Bassora (Irak) d’une éventuelle disparition alors que la guerre sévit. Secondée par les employés de la bibliothèque, les membres de sa famille et un voisin restaurateur, Alia Muhammad Baker a ainsi transporté 30 000 livres, dont une biographie de Mahomet datant de 1300, de la bibliothèque à chez elle et ailleurs. Une initiative dont elle peut se féliciter puisque la bibliothèque a été bombardée et toutes les richesses qu’elle contenait auraient disparu sans elle.

C’est par un article dans le NY Times que Jeanette Winter, l’auteure et illustratrice de ce très bel album a appris l’existence d’Alia Muhammad Baker et de son entreprise. Un article qui l’a si bien inspirée qu’elle a voulu faire connaître au monde entier cette bibliothécaire qui s’est rappelée la première chose que Dieu a dite à Mahomet : « Lis ».

Un livre qui plaira à tout bibliothécaire ou bibliophile. Petit ou grand.

Un voyage au Portugal pour les petits

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Parcourir Voyage au Portugal d’Anne-Laure Witscher, c’est un peu comme revisiter les mercredis au Portugal d’Armando avec les yeux d’un enfant. Azulejos, fado, tramways, corrida portugaise, Sintra, les grands explorateurs, le porto, ce ne sont là que quelques-uns des sujets abordés en quelques lignes et accompagnés d’illustrations colorées et de timbres portugais. Un livre que Dominique et Chantal risquent de beaucoup aimer et auquel elles pourront ajouter ici et là des détails quand elles le liront à leurs petits-enfants, puisqu’elles sont de fidèles lectrices d’Armando.

Un livre que j’ai énormément aimé, vous l’aurez compris!

Balalaika, un conte joliment illustré

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Un bel album que propose les éditions Auzou avec Balalaïka qui met en scène une histoire et des illustrations de Cathy Delanssay. Inspiré de faits réels, l’album raconte sous la forme d’un conte les terribles événements qui se sont produits en Russie au XVIIe siècle, à savoir ceux entourant l’interdiction pour toute personne de posséder un instrument de musique ou d’en jouer, au risque de les voir brûlés et que tout contrevenant soit persécuté.

C’est grâce à Ania, élue dès sa naissance, et à un nouvel instrument de musique, la balalaïka (qui vient du mot « balakat » signifiant de moquer, taquiner), que la musique vivra à nouveau en Russie. Une histoire toute simple, pleine de magie et joliment illustrée. Pour découvrir l’auteure et ses illustrations, n’hésitez pas à visiter son blog. Vous tomberez sous le charme!

Nzingha, princesse mbundue

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Quel formidable roman que celui proposé par Patricia C. McKissack avec Nzingha princesse africaine 1595-1596, lequel relate sous forme de journal intime deux années dans la vie de cette Angolaise d’origine mbundue, fille ainée du ngola Kiluanji, qui s’est battue toute sa vie contre l’esclavagisme des Portugais colonisateurs. Un roman plein de poésie au cœur de la nature africaine et de la sagesse qu’elle inspire à ceux qui savent l’écouter. Un roman qui porte aussi sur la justice, la famille, la spiritualité, les valeurs, en même temps qu’il est un morceau d’Histoire.

Cette guerrière qui aimait chasser et qui a fait beaucoup pour la condition féminine, est aujourd’hui une figure de référence importante quand il est fait mention des femmes africaines. Pas étonnant qu’elle ait inspiré à l’auteure ce livre savoureux et plein de tendresse.

Pas besoin d’avoir huit ans!

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C’est une fois de plus à un magnifique roman que nous convie l’écrivaine portugaise Alice Vieira avec Fleur de miel. Un roman qui raconte l’histoire de Mélia, une petite fille que Rosa, sa grand-mère, a bercée en lui racontant des histoires fabuleuses pour expliquer l’absence de sa mère, ainsi celle où elle a dû abandonner sa fille, pressée d’accompagner ceux qui l’avait élue pour être reine au Palais des Dionades, aux confins des Lacs Éternels.

Et tant que sa grand-mère est en vie pour lui donner des nouvelles en cachette du père qui ne veut rien entendre de ces sornettes, Mélia peut tenir le coup. C’est beaucoup plus difficile lors de son séjour chez sa tante et dans les différentes chambres où son père la traîne jusqu’à ce qu’ils se trouvent expulsés.

Puis chez Maman Joana, où elle est la seule interne le temps que son père règle sa vie, comme il dit, la petite sur qui veille sa Fée Marraine qui vient lui parler la nuit avec des messages qu’elle n’est pas toujours certaine de saisir, elle raconte à André, son seul ami, l’histoire des Dionades, ce qui enchante l’enfant qui a décidé de sauver sa mère en payant la rançon qui la retient prisonnière…

Un roman magnifique, vous dis-je. Et nul besoin d’avoir huit ans pour l’apprécier. Ou alors, c’est que j’ai encore huit ans moi-même!

La petite Coréenne qui aimait Fifi Brindacier

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Si j’étais Fifi Brindacier est un des romans destinés aux jeunes qui vous dépaysent en moins de deux temps trois mouvements parce qu’il se déroule en Corée. Pourtant, l’univers ne vous est sera pas totalement étranger si vous avez lu quelques-uns des livres d’Astrid Lindgren, la « maman » de Fifi.

Yi Bieub a neuf ans, l’âge de Fifi au moment de ses aventures qui l’ont rendue célèbre dans le monde entier. Mais elle n’est pas Fifilotta Provisiona Gabardinia Pimprenella Brindacier, fille du capitaine Efraïm Brindacier, ex-terreur des océans, désormais roi des cannibales! Juste une petite fille qui découvre les livres et surtout ceux d’Astrid Lindgren au point que cela devienne une telle obsession/passion que tous ses rapports avec les autres en seront changés.

Yi Bieub a en effet décidé de se procurer tous les livres de son auteure fétiche même s’il lui faut pour cela désobéir à sa mère avec laquelle les rapports sont parfois tendus. Cela l’amènera à rencontrer une jeune bouquiniste avec qui elle se liera d’amitié, à divulguer devant les élèves de sa classe sa passion pour Astrid Lindgren et même à se brouiller avec sa meilleure amie. Non, aimer Fifi et tous les personnages de l’auteure suédoise n’est pas de tout repos surtout quand on a décidé qu’un jour on sera la traductrice vers le coréen de tous les livres à venir de Mme Lindgren à qui on écrit des lettres qu’on n’envoie pas…

Un très beau roman à la fois sur les livres et sur les rapports humains. Et pour tous ceux qui ont un jour aimé Fifi Brindacier!

L’enfant qui n’aimait pas les livres

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Avec un titre pareil, L’enfant qui n’aimait pas les livres ne pouvait qu’attirer mon attention. Et quand, de plus, j’ai découvert que pour les parents de cet enfant-là, les livres étaient toute leur vie, puisque le père est imprimeur et la mère libraire, et que tous deux passent tout leur temps libre à lire, il m’a fallu parcourir de toute urgence cet album de Martin Winckler (l’auteur de La maladie de Sachs) illustré par Stéphane Sénégas.

Or, Jérôme n’aime pas les livres. Mais pas du tout. Il n’aime que ses cubes et les petites voitures. Que les histoires qu’on invente. Pas celles des livres. Sauf que Jérôme va bientôt devoir aller à l’école et apprendre à lire et à écrire. Chose à laquelle il s’oppose fermement et qui pose un grave problème à ses parents.

Heureusement, un vrai grand-père comme on en trouve dans les livres pour enfants viendra sauver la mise grâce à deux comparses qui lui offriront un livre dont il voudra bien sûr découvrir le contenu puisqu’ils lui ont affirmé qu’il contenait un secret.

Un incontournable pour toutes les grands-mères qui petit à petit préparent les futures bibliothèques de leurs petits-enfants qui ne lisent pas encore.

Alice Vieira, une auteure qui sait raconter des histoires

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J’avais tant aimé Les yeux d’Ana Marta (dont je vous ai parlé ici) qu’il m’a fallu lire un autre livre de l’écrivaine portugaise Alice Vieira. Et encore une fois j’ai été emportée par l’écriture et la façon de raconter de l’auteure.

Dans ce roman destiné aux adolescents et aux adultes, Alice Vieira dresse le portrait d’une famille composée d’une mère divorcée et de ses deux enfants, qui au lieu de terminer sa thèse de doctorat, accepte d’écrire un roman pour la série « Arlequina ». Les épisodes de la vie des uns et des autres sont donc ponctués par des chapitres du roman en question que Gloria et Antonio, les adolescents très critiques de la future reine du roman sentimental s’empressent de commenter.

Un roman plein de tendresse et d’humour mettant en scène des personnages colorés. Un roman tissé avec finesse que vous ne serez pas en mesure de déposer dès que vous l’entamerez et qui vous fera sourire plus d’une fois, notamment quand il s’agira des prétendants qui viendront bousculer la vie du trio. Seraient-ils un peu tirés par les cheveux ceux-là, voire même caricaturaux? Oh! si peu, si peu…

Le conseil de BelleSahi

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Quel conseil judicieux que celui donné par BelleSahi en commentaire à ce billet. Conseil que j’ai suivi à la lettre et pour lequel je la remercie.

Le secret de la licorne de Michael Morpurgo est un de ces livres qui savent faire entrer la magie dans votre vie. Un livre dans lequel on trouve des personnages attachants comme le narrateur lui-même, Tomas, huit ans, cet enfant qui ne voulait rien savoir des livres et une bibliothécaire comme on aurait tous voulu en connaître une, laquelle lit des livres aux enfants, invente pour eux des histoires et les fait lire à haute voix à leur tour, accompagnée d’une licorne fabriquée par son père.

Le temps d’une centaine de pages, vous deviendrez un enfant. N’est-ce pas là une bonne raison de parcourir ce livre et de l’offrir? S’il vous en faut d’autres, lisez le billet de BelleSahi, une autre bibliothécaire, sur le sujet. Et pour sûr, vous vous empresserez de le commander à votre libraire!