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Les achats du samedi

Avait lieu aujourd’hui la grande vente de livre des bibliothèques de l’arrondissement d’Anjou. Parmi les 25 livres achetés pour la modique somme de 8,25 $, il y avait mes propres livres parus il y a 15 ans et maintenant hors commerce…

Un sourire pour une 2 CV

Je fais partie de ces gens qui privilégient les petits bonheurs. Et ça ne veut pas dire se contenter de peu, malgré ce que certaines personnes affirment.

C’est échanger des clins d’œil avec une gamine dans l’autobus. C’est ne pas attendre d’être à la maison avant d’entamer le pain. C’est sauter d’une case à l’autre et non pas contourner un jeu de marelle dessiné par mes petites voisines. C’est s’arrêter, après la pluie, devant une superbe 2 CV. Ravie. Il doit y en avoir trois dans tout Montréal.

Et dans chacun des cas, sourire.

Un premier roman bien ficelé

Avec Il n’y a pas que les shérifs qui portent une étoile, Serge Rubin signe un premier roman bien ficelé qui met en scène une amitié inébranlable, d’autant plus forte qu’elle est constamment mise en danger parce que Myriam est juive et que Jacques, qui ne l’est pas, fera tout pour la protéger. Même s’il n’a que dix ans. Même si la mère de Myriam a été victime de la rafle du 16 juillet. Même si son père est exécuté parce qu’il a caché une juive.

Rien n’arrêtera Jacques. Rien. Pas même la peur. N’est-il pas le fils d’un grand prestidigitateur à qui tout est possible? Rondement mené, ce roman qui s’adresse aux jeunes à partir de 10 ans n’est pas qu’un autre roman sur le sujet que certains trouvent trop exploité. C’est un roman sur l’enfance, sur la guerre, sur l’amitié plus forte que tout, sur ce que les humains sont prêts a faire de bassesses ou de gestes de bonté. Et c’est aussi une belle façon d’aborder ce pan d’une histoire encore récente autrement que par des statistiques. Les jeunes ont besoin de héros qui pourraient leur ressemble et Myriam et Jacques pourraient ressembler à certains d’entre eux. Ce qui est, en plus du rythme soutenu, une des qualités de ce roman que je n’ai pas été en mesure de lâcher avant la dernière page où l’auteur, qui est instituteur, a laissé une fin ouverte. Certains enseignants pourraient trouver dans l’idée d’imaginer ce qui arrive aux héros un beau sujet de rédaction. Serge Rubin y a sûrement pensé.

Titre pour le Défi Premier Roman

Vous venez?

Ça débute dans une demi-heure!

En este mundo de locos

Imaginez… Imaginez des gens de tous les âges, de tous les horizons, réunis autour de musiques d’ailleurs qui font battre le cœur et danser. Imaginez une gamine sur les épaules de son père, plus blond que les blés, se dandinant au même rythme que sa mère plus noire que l’ébène. Imaginez une autre gamine assise sur les genoux de son grand-père dans sa chaise roulante, qui l’embrasse toutes les trois notes. Imaginez ces hippies d’une autre époque, pas revenus de tout semble-t-il puisqu’eux aussi battaient la mesure. Imaginez un marché qui n’a rien à envier à certains souks avec ses tissus, ses bijoux, ses sculptures sur bois et autres trésors. Imaginez aussi des plats venus de très loin dont les odeurs titillent les narines.

Imaginez. Imaginez le Festival International Nuits d’Afrique. J’y étais hier. Sergent Garcia aussi. D’ailleurs, les pieds me démangent encore. Je vous offre donc, tiré de son album Mascaras, En este mundo de locos en attendant de retourner sur les lieux.

Rouge café

J’ai fait l’acquisition de ma première cafetière espresso à l’automne 1988. Elle a tenu le coup vingt ans et des poussières. Et comme je ne peux me passer de mon caffè latte le matin, j’ai acheté hier ma quatrième cafetière espresso depuis mars 2009. Les autres n’ont pas fait long feu : elles ont à peine tenu bon un peu plus longtemps que la durée de leur garantie, soit un an chacune.

Le rouge de la Delonghi va-t-il me porter bonheur? Ma nouvelle cafetière va-t-elle m’accompagner pendant des années? Je sais juste que j’ai hâte de rentrer.

Si j’étais à Paris…

Si j’étais à Paris cette fin de semaine, j’irais sûrement faire un tour au 4e Salon international du livre au format de poche. Parce que j’aime l’idée. Et aussi parce qu’autrefois j’avais des amis à Saint-Maur avec qui je suis allée à Vincennes où nous avions loué des barques. Et parce que c’est à Créteil que j’ai vu Les uns et les autres.

Parce que parfois j’ai envie de toucher du bout des yeux mes souvenirs.

C’est demain!

Il vaut mieux que je commence dès maintenant à organiser mon circuit. Vous avez pensé au vôtre?

Le goût du livre vient en lisant

Tel est le thème de l’édition québécoise de l’édition 2012 de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Pour trouver des réponses aux questions où et quand, rendez-vous sur la page des activités de cette journée devenue une institution en 1995.

À Québec…

C’est aujourd’hui l’ouverture du Salon du livre de Québec. J’y serai samedi. Je vous raconterai…