Lorsque j’ai séjourné au Chelsea Hotel de Toronto, en janvier 2019, les fenêtres étaient si gelées que je n’ai rien pu voir à travers celles-ci. Grâce à une carte postale, je découvre ce qu’il m’aurait été possible d’admirer de la terrasse sur le toit. Pas mal.
Voilà bien six mois que mon amie Sofie m’a envoyé cette carte postale représentant une petite partie de la boutique d’un antiquaire de Zurich spécialisé dans tout ce qui se rapporte à la musique, une photo prise par Martina Issler, dont j’aime beaucoup le travail.
Chaque fois que je le regarde, car je ne l’ai pas rangée, préférant la laisser à proximité de mon espace de travail, je me dis que quelque part, pas très loin, l’un de mes deux amis mélomanes, Armando et Sylvain, est en train de fouiner, à la recherche d’un trésor dont lui seul pourra estimer la rareté. Et cela me fait sourire.
Grâce à une carte postale envoyée par Akiko, j’ai découvert le travail de l’illustratrice Moe Nagata, aussi auteure d’albums jeunesse, qui ne sont hélas! pas traduits en anglais ou en français. Dommage. J’aurais aimé aller au-delà de cette image.
Mon ami Zef adore prendre les réverbères en photo. Il y a une quinzaine d’années, il a passé une semaine à Montréal pour voir à quoi ressemblait notre automne et il n’a pas cessé de prendre des photos de réverbères, ce qui m’a beaucoup amusée. Cette photo prise par Charles D’Amboise d’un réverbère montréalais m’a tout de suite fait penser à lui et rappelé cet automne qui a eu des airs d’automne indien.
On a dit de Norah Jones à ses débuts qu’elle était la fille de Ravi Skankar. On dit maintenant bien souvent que Ravi Shankar est le père de Norah Jones. Peu importe la formulation, le lien qui les unit demeure le même.
Et quelle belle surprise que cette carte postale arrivée d’Inde, mettant en vedette celui qui m’a fait découvrir le sitar et la musique traditionnelle indienne quand j’avais 14 ans. En effet, au moment où nous préparions un numéro du journal étudiant, Ravi Shankar se préparait à visiter Montréal, et nous avions annoncé son spectacle dans nos pages.
Ce n’est que récemment que j’ai appris qu’en 1967 il avait donné un spectacle intime devant une vingtaine de personnes dans le pavillon indien lors de l’exposition universelle de Montréal.
Si vous avez une heure devant vous, je vous propose d’écouter son album The spirit of India.
Si vous passez un jour par Brno, en République tchèque, arrêtez-vous à la clinique médicale installée dans l’ancien hôpital de l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, qui a été conservé et qui abrite une pharmacie qui date de 1784. Une suggestion sur carte postale qui m’a été envoyée par Jiri et Ilona.
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