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Les poèmes du dimanche 3

KARAS (Kathy)

Monsieur le vent

Soufflez monsieur le vent,
faites danser les nuages
et les cheveux des enfants sages.

Soufflez monsieur le vent.
Emportez les papiers
et le chapeau du jardinier.

(Fernande Huc, dans 60 poésies et 60 comptines)

*toile de Kathy Karas

Les poèmes du dimanche 2

HOLL (Frank) - 1

La mer

La mer brille
comme une coquille;
on a envie de la pêcher.

La mer est verte,
la mer est grise,
elle est d’azur,
elle est d’argent et de dentelle.

(Paul Fort, dans 60 poésies et 60 comptines)

*toile de Frank Holl

Les poèmes du dimanche 1

MARI (Katogi)

La lectrice de l’illustratrice Katogi Mari avait passé une partie de l’après-midi sur le banc, plongée dans un livre. Avec sérieux et application, elle allait de page en page, ajoutant ici et là des onglets de couleur. Je l’avais regardée de là-haut, impressionnée par son sérieux et son application. Puis j’avais moi aussi pris un livre pour l’accompagner de loin.

Or, j’avais quasi oublié sa présence jusqu’à ce qu’elle sonne à ma porte et me tende le très joli livre illustré par Agnès Rosenstiehl intitulé 60 poésies et 60 comptines, dont j’ai vendu de nombreux exemplaires du temps de ma vie de libraire. Son exemplaire avait beaucoup vécu, c’était visible.

Toute souriante, elle m’a dit : « Tiens, tout est prêt, Lali. J’ai trouvé dans le vieux livre de maman plein de poèmes pour les enfants. Tu veux bien leur consacrer un dimanche? J’inviterais plein d’amis! » Et sans attendre ma réponse, elle est partie. Elle savait que je ne dirais pas non à une telle proposition.

Voici donc, pour entamer ce dimanche tout en poésie, un texte d’Edmond Rostand :
Coccinelle

Coccinelle, demoiselle
Où t’en vas-tu donc?
Je m’en vais dans le soleil
Car c’est là qu’est ma maison.
Bonjour, bonjour, dit le soleil,
Il fait chaud et il fait bon.
Le monde est plein de merveilles.
Il fait bon se lever tôt.

À l’ombre de l’Orford 3

VAUTIER (Otto) - 1

Rondel d’automne

Le ciel est gris, le vent est froid, la terre est rousse;
L’automne est revenu par septembre apporté,
Et les arbres, devant la mort du bel été,
Pleurent des larmes d’or et de sang sur la mousse.

Cherchant pour leurs ébats une plage plus douce,
Les outardes, au sud, s’en vont d’un vol pointé;
Le ciel est gris, le vent est froid, la terre est rousse;
L’automne est revenu par septembre apporté.

Mon misérable cœur a l’aspect de la brousse:
Chassés par le vent froid de la réalité,
Mes rêves les plus chers un par un l’ont quitté,
Et sur l’arbre d’amour se meurt l’ultime pousse.
Le ciel est gris, le vent est froid, la terre est rousse.

Alfred DesRochers, À l’ombre de l’Orford

*choix de la lectrice d’Otto Vautier

Rappel

SEMINO (Mariana)

L’inspiration sera-t-elle au rendez-vous? C’est ce que nous saurons dans vingt-quatre heures exactement, alors que seront validés les commentaires déposés sur la toile proposée dimanche dernier.

*toile de Maria Semino

À l’ombre de l’Orford 2

LAMBERTON (Joseph)

Indian Summer

Une pluie estivale en ce mois de novembre
A plu toute la nuit,
Et ce matin, tel un immense disque d’ambre,
Un soleil d’été luit.

Il sort une chaleur si fervente des choses,
L’automne est si lointain,
Que je sens, capiteuse, errer l’odeur des roses
Parmi le clair matin.

Le poids des jours a fui de de la minute exquise;
L’horizon est trop beau!
N’est-ce pas qu’on devrait fleurir son front, en guise
De fleurir un tombeau?

Alfred DesRochers, À l’ombre de l’Orford

*choix de la lectrice de Joseph Lamberton

Ce que mots vous inspirent 1295

LEBASQUE (Henri) - 29

En tentant l’impossible, on peut atteindre le plus haut niveau du possible. (August Strindberg)

*toile d’Henri Lebasque

À l’ombre de l’Orford 1

GRANT (Duncan) - 20

Paysage d’automne

Une atmosphère grise enveloppe la terre
Et donne au paysage une figure austère;
Une égale rousseur a terni le gazon.
Dans le brouillard lointain, échancrant l’horizon,
Les grands monts, en ce jour lourd et sombre d’octobre
Ont l’air de rois déchus qui mourront dans l’opprobre.

Mais voici que soudain un rayon de soleil,
Comme un œil qui regarde après un long sommeil,
Se faufile à travers un fouillis de nuées
Et s’en vient éclairer des branches dénuées
Qui végètent au fond boueux d’un petit val.

L’existence ressemble à ce jour animal :
La joie et le bonheur, soleil des cieux intimes,
Ne réchauffent souvent que des vallons infimes,
Tandis que tout autour, il est de fiers sommets
Où leur chaude clarté ne se pose jamais.

Alfred DesRochers, À l’ombre de l’Orford

*choix de la lectrice de Duncan Grant

Les aquarelles de Mita

CORSINI BLAND (Mita) - 2

CORSINI BLAND (Mita) - 7

CORSINI BLAND (Mita) - 1

CORSINI BLAND (Mita) - 3

CORSINI BLAND (Mita) - 4

CORSINI BLAND (Mita) - 5

CORSINI BLAND (Mita) - 6

CORSINI BLAND (Mita) - 10

CORSINI BLAND (Mita) - 8

CORSINI BLAND (Mita) - 9

CORSINI BLAND (Mita) - 12

CORSINI BLAND (Mita) - 13

CORSINI BLAND (Mita) - 14

CORSINI BLAND (Mita) - 15

CORSINI BLAND (Mita) - 16

CORSINI BLAND (Mita) - 17

CORSINI BLAND (Mita) - 19

CORSINI BLAND (Mita) - 18

CORSINI BLAND (Mita) - 20

Envie de changer de décor tout en conservant quelque chose de livresque dans chacune des pièces à aménager? Les aquarelles de Mita Corsini Bland devraient, selon moi, grandement vous inspirer!

Ce que mots vous inspirent 1294

DE MURA (Francesco) - 2

Ce que nous prévoyons arrive rarement; ce à que nous nous attendions le moins se produit souvent. (Benjamin Disraeli)

*toile de Francesco de Mura