Dot, extrait de Piano Solos de Chilly Gonzalez
*toile de Gustav Wentzel
Il y a un bon moment que j’ai envie de vous faire entendre le pianiste montréalais Chilly Gonzales, car je ne me lasse pas d’écouter ses albums Piano Solos et Piano Solos II, parus respectivement en 2003 et 2012. Mais deux ou trois pièces n’auraient peut-être pas été suffisantes pour vous séduire. Mais dix? Sûrement?
Ce dimanche, qui est l’anniversaire de naissance de Chilly Gonzales, sera donc consacré à ces deux albums et présentés par des pianistes, notamment celle-ci peinte par Irving Ramsey Wiles qui a choisi pour vous un extrait tiré de Piano Solos, intitulé Bermuda Triangle.
Tu prends
Toute la place
Terse et ciel
Soir et matin
Tu grandis en moi
Depuis si longtemps
Que j’entends ton visage
À tous les carrefours
Et par ta voix
Je deviens parole.
Hélène Cadou, De la poussière et de la grâce
*choix de la lectrice d’Abel Bertram
J’imagine que pour vous aussi la semaine a passé bien vite et que vous n’avez pas eu le temps de faire la moitié, et peut-être même le tiers, de ce que vous vous étiez fait la promesse d’accomplir au cours des derniers jours. Mais je suis certaine que certains d’entre vous ne laisseront pas passer l’occasion d’animer la scène des plus attendrissantes que je vous ai proposée dimanche dernier.
Est-ce que je me trompe?
*toile de George Schrimp
Pour une fois
Le temps de vivre
Devenir
Seulement un regard
Une immense
Rétine
Qui boit le monde
Et le nourrir
En retour
De son éclat.
Hélène Cadou, De la poussière et de la grâce
*choix de la lectrice de Jorge Velarde
La liberté, comme le courage, est un escalier qu’il faut gravir marche par marche – impossibilité d’enjamber! (Gilbert Cesbron)
*toile de Markus Draese
aucun abri charnel
ne résiste au papier
sa solitude
dessine une maison blanche
comme des persiennes
au point du jour
le livre
réserve
ses pénombres muettes
Germaine Mornard, Doigts d’ombre
*choix de la lectrice de Pamela Chatterton-Purdy
Le plus grand ouvrier de la nature, c’est le temps. (Georges-Louis de Buffon)
*toile signée Harold Knight
le ciel se voudrait doux
pour être bercé si haut
sur la photo le pied
étire le saule
à l’écorce
fabuleuse
elle grandit
il s’agit de s’élever
sans blesser les feuillages
Germaine Mornard, Doigts d’ombre
*choix de la lectrice de Mabel Hill
Le dessin est la géométrie des yeux, la musique, celle des oreilles. (Nicolas de Condorcet)
*toile de Georg Friedrich Kersting
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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