arrêt
le retrait de l’horizon
la diminution du jour
le malaise extérieur
de mon existence
puis c’est tout.
Nicole Richard, Ruptures sans mobile
*choix de la lectrice de Francis Manfredi
arrêt
le retrait de l’horizon
la diminution du jour
le malaise extérieur
de mon existence
puis c’est tout.
Nicole Richard, Ruptures sans mobile
*choix de la lectrice de Francis Manfredi
Un conseil, c’est ce que nous demandons quand nous connaissons la réponse, mais en espérant être démenti. (Erica Jong)
*toile de Philip Alexius de Laszlo
soudain un mot qui ne veut rien dire
je me déplace
quoique le mot paraisse excessif.
il s’agit plutôt d’un mouvement vers l’autre
une certaine manière de sauver les apparences.
par la suite j’avance dans mes phrases,
les circonstances d’une vie; je m’installe –
je dis peu de choses, un mot, il n’en manque
plus qu’un seul : rupture.
Nicole Richard, Ruptures sans mobile
*choix de la lectrice de Gretchen Kelly
L’artiste Caren Glazer, de Nouvelle-Zélande, a choisi de peindre des voitures anciennes tout en nous faisant découvrir des paysages. La Coccinelle jaune, envoyée par Debbie, nous fait voir le cap Reinga en arrière-plan, souvent appelé « le bout du monde », et inscrit au patrimoine de l’Unesco depuis 2007.
La parole a été donnée à l’homme pour lui faire connaître le prix du silence. (Daniel Darc)
*toile de Laurent de La Hyre
je me retire
de chaque pensée
par manque d’horizon.
les choses se produisent
dans la fausse direction
mais cela ne prouve rien.
dans l’inconfort de mon existence
je ferme la porte.
Nicole Richard, Ruptures sans mobile
*choix de la lectrice signée Harriet Wood Robinson
Quiconque sait rire de soi ne cessera jamais de s’amuser. (Shirley MacLaine)
*sculpture de Cyril de La Patellière
sans bruit
dans le sens où je circule,
le monde en pleine vie –
la peur de me laisser aller
je ne peux plus tenir autrement.
mon regard se tourne tandis que je glisse
dans un morceau du réel et me promène
ainsi dans le monde.
Nicole Richard, Ruptures sans mobile
*choix de la lectrice de Frank O’Dea
Je ne me lasserai jamais de mes promenades sur la toile qui m’entraînent souvent bien loin de mon point de départ. C’est ainsi que j’ai découvert le travail de l’illustratrice Màriam Ben-Arab, qui habite Barcelone.
Les apparences sont bien en péril puisqu’il s’agit toujours de les sauver. (Natalie Clifford Barney)
*toile de Francisco de Goya
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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