Je crois que la petite tristesse des choses quotidiennes est quelque chose d’intéressant. (Jirô Taniguchi)
*toile de George Oscar Baker
Je crois que la petite tristesse des choses quotidiennes est quelque chose d’intéressant. (Jirô Taniguchi)
*toile de George Oscar Baker
Quelques mots écoutés font un poème
où l’on garde à jamais
l’eau d’une voix.
On la met au secret
dans une gorge plus profonde
où seul on jouera de ses reflets
jusqu’à y perdre les siens.
Tout peut durer autour.
Dans leur déroute, la tendresse
toujours optimiste figure
l’entremetteuse.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice de John Badger Bachelder
Avoir été l’objet de l’amour de quelqu’un, une fois, même jadis, permet de résister à tout. (Stéphane Bouquet)
*toile d’Otto Johannes Bähr
Ce paysage, je t’y reconnais.
Tu es dans la couleur délavée du bois,
Un rouge malgré tout, appuyé
contre l’éclat crépusculaire des blancs.
Ton regard me cherche peut-être.
La tendresse passe
et me déborde
quelques instants avant l’ombre
où j’entre rassurée,
dans l’étreinte qui tient ferme
le crépuscule à la terre.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice de Teodor Axentowicz
Les hommes passent la moitié de leur temps à se forger des chaînes et l’autre moitié à les porter. (Octave Mirbeau)
*toile signée Heinrich Lukas Arnold
Sans bruit,
l’écume blanche du ruisseau
éclaire encore le sourire
qui s’amenuise
comme un contour
entre feuillage et nuit.
Puis l’enclot
dans le silence
comme en un cœur
plus vigilant.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice de Vladimir Volegov
Grâce à une carte envoyée de Nouvelle-Zélande, l’univers de l’artiste George Kilburn s’est offert à moi. Un univers où les fleurs ont pris toute la place tant sur des toiles que des tissus. Mais ce n’est pas tout! J’ai même vu qu’un magasin du centre-ville vend des tasses créées à partir de ses scènes florales… Et dire que je ne le connaissais pas!
De nombreuses générations ont cru que leur mission était de refaire le monde. La nôtre devrait se donner pour mission d’éviter qu’il ne se défasse. (Albert Camus)
*toile de Frank Holl
Le soir de ta venue, rappelle-toi.
La lumière s’étonnait
de sourdre par nos yeux
comme aux anges
« des ailes du désir ».
Sur tes lèvres, sur les miennes
un doigt :
ce que tu délivres,
ce que je retiens, un secret
pour le phylactère de la mémoire.
Une joie toujours en perdition
qu’un battement de cœur reprend
sans désemparer.
Si je la veux à demeure.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice de Marie Vermeulen-Breedt
Écrire, c’est comme craquer une allumette au cœur de la nuit en plein milieu d’un bois. Ce que vous comprenez alors, c’est combien il y a d’obscurité partout. La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre. (William Faulkner)
*toile d’Aaron Holland
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