Quand nous partageons, nous mettons de la poésie dans la prose de la vie. (Sigmund Freud)
*toile de Jerry Fansworth
Quand nous partageons, nous mettons de la poésie dans la prose de la vie. (Sigmund Freud)
*toile de Jerry Fansworth
Elle vide ses yeux
de toute lumière
se mire
dans l’absence vitreuse.
Le cercle de feu
fond comme l’anneau du soleil.
Ses yeux,
c’est la mer même
houleuse et ourlée
vagues de désirs
anéantis par le remous
de l’oubli.
Et le vert,
cette couleur insensée
abolie par ses larmes.
La transparence même.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Pompeo Batoni
Alors que je viens tout juste de valider les textes que vous avez déposés sur la toile de dimanche dernier, textes que je vous invite d’ailleurs à lire, je vous propose en ce dimanche quelque chose de spécial.
L’aquarelle de cette semaine m’a été offerte par une lectrice du pays de Lali. Je ne vous dirai pas qui elle est tout de suite. J’aime l’idée que vous écriviez sans savoir qui se cache derrière cette petite toile qui a traversé l’océan et que je compte encadrer. Pas vous?
Vous avez donc sept jours devant vous pour faire vivre cette jolie scène, car aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
Le voyage à rebours
Je reviens je pars?
Vers l’Afrique et la mer.
Cartographie pointilleuse
je note sur un carnet
les mots et les gares
les méandres sonores
des fleuves marocains.
Un port du soleil
de délivrance.
J’abandonne mon fardeau
je retrace le chemin
Ici recommence
le voyage à rebours.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Paco Navarro
Matin de bonheur
luisent
les massifs de rose et de myrte
gorgés de rosée
Route vers la mer
seule brille la joie
l’aube baille devant la plage.
Le mer s’étale à mes pieds.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Gerhard Dolz
Entre givre et jasmin
Le grand fleuve plonge
dans le ciel argenté
autour de moi
le désert blanc.
Tandis que la nuit lente
s’étire le long du rivage
les saules aux banches frileuses
dansent comme des flammes
Je lève les yeux
vers la course légère des nuages
un croissant de lune
incise le ciel
J’aurai vécu sans soleil, sans chaleur
dans le crépuscule des livres
et l’entre-deux d’une langue
de givre et de jasmin.
Nelly Roffé, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice de Maxwell Doig
Je ne suis pas vraiment fan de l’anthropomorphisme. Mas je dois avouer que cette illustration signée Kazuaki Yamada, envoyée du Japon par Akiko, m’a tout de suite plu. Est-ce l’effet de la musique?
Les limites n’existent que dans l’âme de ceux qui sont dépourvus de songes. (Philippe Petit)
*illustration de Brigette Barrager
La fuite
Il se passe peut-être quelque chose
d’essentiel
que je gâche en demeurant ici
immobile
alanguie et trop tranquille
engourdie
par l’enlisement de la neige.
Nelly Robert, Rose de Chaouen
*choix de la lectrice d’Isaac Dobrinsky
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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