L’inaccessible, on le fabrique souvent soi-même. (Romain Gary)
*dessin d’Erwin Stolz
En ce dimanche important pour l’avenir de la France, j’ai choisi ce dessin de Victor Hugo – qui fut aussi un homme politique important en plus d’être un des plus grands écrivains français – de sa fille Léopoldine. Pour redonner vie le temps d’un poème ou d’une courte nouvelle à celle que la vie emporta alors qu’elle n’avait que 19 ans. Pour vous plonger dans son histoire ou dans l’Histoire. Pour le plaisir du partage.
Et comme le veut l’habitude, aucun texte ne sera validé avant sept jours, ce qui vous laisse amplement le temps d’écrire quelques lignes.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
L’incompréhension va toujours plus loin que tout le savoir, plus loin que le génie, et c’est toujours elle qui a le dernier mot. (Romain Gary)
*toile de Dennis Tawes
La vie est une affaire sérieuse, à cause de sa futilité. (Romain Gary)
*toile de Leonard Campbell Taylor
Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s’arrêter, mais pour tenter l’impossible dans les meilleures conditions. (Romain Gary)
*toile de Väinö Hämäläinen
C’est un 8 mai – tout comme ma filleule – qu’est né l’écrivain Romain Gary, aussi connu sous le nom d’Émile Ajar. Et pour souligner cet anniversaire, quelques lecteurs arborant une barbe, à l’instar du célèbre homme de lettres, dont celui-ci peint par Frans Hals, déposeront quelques mots de l’auteur de Clair de femme. En commençant par cette citation : Vous ne pouvez pas attendre de la vie d’avoir un sens. Vous devez lui en donner un.
Les preuves sont nulles
les signes sont fragiles
On ne peut pas encore affirmer
que le jour naîtra
que l’horizon ouvrira ses lèvres au soleil
on ne peut rien dire.
On se tait on retient son haleine
on laisse la rosée toucher des paupières
on laisse l’oiseau dire ce qu’il veut.
On attend
on voit l’incertain trembler
entre la cendre et la chaux
on a mal à son désir.
André Schmitz, Dans la prose des jours
*choix de la lectrice de Toni Vila
La poésie, je ne peux jamais
la voir que de dos,
quand elle fait ses courses au village
ou se rend à des offices de nuit.
Je la suis de loin comme un voyeur
et sur son épaule parfois
ma main se pose comme un vieil oiseau.
Je lui demande encore pardon
de ne savoir m’y prendre avec elle.
En d’autres temps je propose avec gaucherie
de porter ses cabas et ses livres de magie.
André Schmitz, Dans la prose des jours
*choix de la lectrice d’Oscar Villalon
Vous ne pouvez traverser la mer en restant debout à regarder l’eau. (Rabindranath Tagore)
*toile de Schroeder (dont toute trace a disparu)
On se se refait pas
C’est bête
Vu tout le temps
Passé à se défaire
Thomas Vinau, Juste après la pluie
*choix de la lectrice de Manolo Morgado
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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