À l’heure du premier café de la semaine, je me pose la question qui me vient en tête tous les lundis à la même heure. Pourquoi les fins de semaine passent-elles si vite? Une fois de plus, je n’ai pas réussi à faire tout ce que j’avais prévu pour ces deux jours.
Il y a toujours autant de livres dans ma pile. Je n’ai pas fait le tour des étages avec l’aspirateur. Ma correspondance n’est pas à jour. Mais j’ai préparé un grand plat de macaroni au fromage, recette de ma mère, plat réconfortant idéal pour oublier l’hiver.
La lectrice peinte par Arthur Ignatius Keller serait-elle en train de faire de la place pour de nouveaux livres? À moins qu’elle ne se prépare à prêter quelques romans à son amie? À vous de nous dire ce que cette scène évoque pour vous. Nous nous réjouissons déjà de vous lire.
Comme aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, vous avez amplement le temps d’écrire quelques lignes d’ici là, et même de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier.
Il a neigé jeudi. Il a encore neigé cette nuit. Et aussi ce matin. Et il va encore neiger ce soir. Bonne raison pour ne pas sortir et tirer un livre de la pile qui m’attend sur la table du salon. Et pour m’offrir une grande tasse de thé gingembre citron en écoutant la radio où s’enchaînent des titres d’une autre époque.
Ce n’est pas tout de suite que je me sentirai vraiment chez moi dans la maison familiale, mais je m’approprie les lieux peu à peu. Chaque fois que je passe chez moi, qui est de moins en moins chez moi puisque je n’y ai pas dormi depuis la mi-décembre, je vide la boîte aux lettres et je remplis des sacs. Vêtements, chaussures et articles de toilette ont été les premiers articles à transiter d’un endroit à l’autre. Puis, des bijoux, des foulards, des enveloppes, des cartes postales, des timbres, du papier à lettres. Du thé, des livres, des CD, un diffuseur, mon koala en peluche, les cahiers contenant mes poèmes, des paires de lunettes.
Mais il faudra encore du temps pour que je me sente chez moi, pas juste en transit. Tant que le grand ménage ne sera pas terminé, tant que la salle de bains ne sera pas adéquate, tant qu’un chauffagiste n’aura pas examiné la fournaise, tant qu’un spécialiste n’aura pas confirmé que les différentes craques dans les murs ne sont pas dues à un problème de structure, tant qu’il y aura de la peinture à faire, tant que je n’aurai pas installé mon bureau de façon définitive, tant que je n’aurai pas tous mes livres sous la main, tant que je ne passerai plus mon temps à faire des listes de ce que je dois penser à déménager lors de ma prochaine visite, je serai toujours une nomade.
Mais ça ne durera pas. Je pense qu’en octobre, voire avant cela si tout va bien, je n’aurai plus qu’un seul domicile.
Coup de foudre pour cette série de l’artiste britannique Frances Featherstone. Je pourrais d’ailleurs passer des heures à examiner les détails de chacun de ces décors où lire au lit est mis à l’honneur. Sans pouvoir choisir, au bout du compte, lequel me plait le plus. Et vous, avez-vous une préférence?
Commentaires récents