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Un dimanche avec Pierre Reverdy 3

BARNETT (Elizabeth) - 23

Le rêve, c’est la roue libre de l’esprit. (Pierre Reverdy)

*toile d’Elizabeth Barnett

Un dimanche avec Pierre Reverdy 2

SIMMONS (Edward Emerson) - 2

Le propre de l’homme est son inexplicable besoin de merveilleux. (Pierre Reverdy)

*toile d’Edward Emerson Simmons

Un dimanche avec Pierre Reverdy 1

SICURO (Aimée) - 3

Le 17 juin 1960 s’éteignait le poète Pierre Reverdy, dont le nom est connu, mais dont le travail demeure méconnu. En effet, peu nombreux sont ceux qui savent qu’il eut une grande influence sur la poésie moderne française.
Bonne raison de lui rendre hommage, en nous installant dehors pour profiter du beau temps, comme l’a fait la lectrice de l’illustratrice Aimée Sicuro, en compagnie de certaines de ses citation. En commençant par celle-ci :
Le contemplatif est celui pour qui l’envers vaut plus que l’endroit.

Les haïkus d’Isabelle 3

CZENE (Béla) - 15

ni rose et bleu
La lumière aussi s’éteint
Le soir en lambeaux

Isabelle Graglia, Haïkus d’un an

*choix de la lectrice de Béla Czene

Les haïkus d’Isabelle 2

ANONYME 19E SIÈCLE

Rayons de soleil
En perçant les nuages
La déchirure

Isabelle Graglia, Haïkus d’un an

*choix d’une lectrice du XIXe siècle peinte par un artiste anonyme

Les trois Bigoudènes

IMG_20180525_0004

Si cette aquarelle signée Yves Agaisse ne vous fait pas sourire, c’est que c’est vraiment un mauvais jour.
Quant à moi, je trouve que ces bavardes suivies par des bavardes sont irrésistibles.

Ce que mots vous inspirent 2243

WILKIE (David) - 4

Le prix attaché au travail en fait supporter la peine. (Euripide)

*toile de David Wilkie

Les haïkus d’Isabelle 1

afremov

Perles nuagées
Poussées par le vent s’étirent
Au soleil couchant

Isabelle Graglia, Haïkus d’un an

*choix de la lectrice de Leonid Afremov

Ce que mots vous inspirent 2242

WORST (Jan) - 1

Il est tellement plus facile de tomber amoureux que de cesser de l’être. (Lisa Gardner)

*toile de Jan Worst

L’ardeur 3

SINCLAIR (Suzannah) - 1

Double accès séquentiel

Au début, on cherche une paire d’yeux
et on y enfonce ses regards.
Peut-être que là-bas, dans les profondeurs,
il y a quelqu’un qui aboie,
tranche les têtes, tire les cordages.

On prend ensuite une paire de lèvres
et on dessine leur contour,
délicatement, avec le bout de la langue.

Puis, une paire de bras
qui ressemblent à quelques ailes endormies,
qui, tangentiels, par-dessus tes épaules,
sont en train de s’arquer.

Et à tout cela s’ajoutent la paire d’yeux,
la paire de lèvres, d’ailes endormies,
de cuisses, qui sont tiennes.

S’y ajoute ainsi, paire et sans paire, tout le reste,
jusqu’à ce qu’on arrive à une paire de cœurs.
Jusqu’à ce qu’on arrive à se retrouver soi-même.

Linda Maria Baros, dans L’ardeur : ABC poétique du vivre plus

*choix de la lectrice de Suzannah Sinclair