chercher sans relâche
quoi faire de sa peau
par les petites rues les chemins de bois
les raccourcis de cimetière et de chemin de fer
chercher
chercher
Marie-Andrée Gill, Frayer
*choix de la lectrice d’Éric Dedebant
chercher sans relâche
quoi faire de sa peau
par les petites rues les chemins de bois
les raccourcis de cimetière et de chemin de fer
chercher
chercher
Marie-Andrée Gill, Frayer
*choix de la lectrice d’Éric Dedebant
Caresser la cassure, la parole
ce moment où personne ne me dit
à quoi je devrais ressembler.
Marie-Andrée Gill, Frayer
*choix de la lectrice de Zdzislaw Cyankiewicz
Nous partons avec les vents contraires
les plus longues des marées
et de toutes parts revient le sel
par l’arbre et la neige
Ô je revois la campagne et ses épis
par myriades dorées
et par dessus les monts
les parfaites étoiles
que l’âge a recueillies
– que l’âge a assemblées
Christiane Saleh, Chants d’automne
*choix de la lectrice de Nydia Lozano
Je voudrais reprendre le fil
des souvenirs
et doucement te dire
Ô cœur de mon amour
que nous irons un jour dans la légende
par l’espace de toutes les heures
abandonnées
Christiane Saleh, Chants d’automne
*choix de la lectrice de Ricardo Lopez Cabrera
Dans la ville où tout n’est
que rumeur
Dans la campagne où tout passe
par l’oubli
Je t’attends ô l’amour
de mon dernier été
Nous étions – souviens-toi – l’étang muet
où naissent les obélisques
C’était un pays immobile
où les arbres verts et blancs
venaient s’abreuver
dans le fleuve
Je parle d’une contrée tranquille
jamais retrouvée
Christiane Saleh, Chants d’automne
*choix de la lectrice de Norman Long
Il y a pour chacun un lieu
d’espérance
dans le silence des oublis et des matins
blancs
– il reste au delà des airs de romance
de longs cheveux traînants –
Nous étions parmi l’ombre et l’été
s,allongeait
sur les flancs paresseux des dernières
allées
Ô pays qui revient à chacun de nos songes
et s’en va
pour ne jamais plus rien dire
quelquefois la lumière remonte le souvenir
et l’âge
qui emporte la dernière naissance
Christiane Saleh, Chants d’automne
*choix de la lectrice de Fongwei Liu
La nuit,
les étoiles me consentent
un goutte à goutte
au sel de pierre.
Pourtant le matin
passe le gué,
efface l’écart : les années-lumière
où tu m’exiles.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice de Wladyslaw Bakalowicz
Marchant, soliloquant
relisant mille fois
les blancs d’une lettre
ça fait un poème
qui prend appui
sur les dernières anémones.
Des mots s’inquiètent
du destin de leurs pollens.
De celui de la tendresse
qui attend comme un enfant
qu’on n’est pas venu chercher.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice d’Elsa Backlund-Celsing
Quelques mots écoutés font un poème
où l’on garde à jamais
l’eau d’une voix.
On la met au secret
dans une gorge plus profonde
où seul on jouera de ses reflets
jusqu’à y perdre les siens.
Tout peut durer autour.
Dans leur déroute, la tendresse
toujours optimiste figure
l’entremetteuse.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice de John Badger Bachelder
Ce paysage, je t’y reconnais.
Tu es dans la couleur délavée du bois,
Un rouge malgré tout, appuyé
contre l’éclat crépusculaire des blancs.
Ton regard me cherche peut-être.
La tendresse passe
et me déborde
quelques instants avant l’ombre
où j’entre rassurée,
dans l’étreinte qui tient ferme
le crépuscule à la terre.
Jeanine Salesse, Le pont de neige
*choix de la lectrice de Teodor Axentowicz
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents