C’est la lectrice du peintre cubain José Bermudez qui a ouvert ce soir Astrolabe de Marcel Nadeau. Qu’elle a lu, page après rage, émue. En s’attardant ici, particulièrement :
La ville endormie
(d’après Delvaux)
Et je deviens
d’étrange mémoire
lorsque je regarde
cette ville blanche endormie
lorsque je détaille votre ombre
qui passe et revient
pour dévoiler
au jardin de la nuit
la longue marche de mes songes
Et je deviens
d’étrange mémoire
lorsque je regarde
tout au loin
cette ville blanche endormie

Une réponse
Et puis l’azur efface le gris
Les voitures deviennent des bateaux
Il y a comme un parfum une envie
D’être assis au bord de l’eau
Pour me promener dans mon pays
Il me suffit de fermer les yeux…