Le poème d’Albert Dreux choisi par la lectrice de Pierre Cornu qu’on retrouve dans l’anthologie La poésie québécoise a été publié dans un recueil intitulé Le mauvais passant admirablement bien présenté ici. Puissent ces vers vous plaire autant qu’ils ont plu à la lectrice du jour.
Raffinement
Quand, les sens apaisés et les yeux demi-clos,
Nous sentons, ô très chère, invincible descendre
Le beau calme animal neigeant comme une cendre
Sur le feu clair, ardent, qui flamboyait tantôt,
On est heureux! Le cœur s’endort, tout doucement,
Sans regret, sans frisson; et l’âme sans pensée
On songe aux forces dépensées
Et l’on flotte en un vague anéantissement.
Mais, lorsque nous avons refusé la folie
Et que nous n’avons pas voulu jusqu’à la lie
Boire la coupe entière et fade du plaisir,
Quel bonheur de garder l’aiguillon dans nos veines
Et de sentir toujours, comme un vol de phalène,
Planer autour de nous les oiseaux du désir.

3 réponses
Je vois qu’il n’y a pas encore de commentaire. Eh bien, moi non plus je n’ai rien à dire…
Je sais, je ne suis qu’un mauvais passant… au mieux de la nuit.
Bonjour,
Je suis le modèle de ce tableau, j’aimerais bien savoir où il se trouve, si possible…
Eventuellement pour l’acquérir. Merci. Meilleures salutations.
Laurence Constant
Je ne sais hélas pas où il se trouve, Laurence.
Mais si jamais je trouve ce renseignement, je communiquerai directement avec vous.
On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve!