Il est si absorbé qu’il ne remarque rien. Qu’il ne remarque pas qu’elle le regarde du seuil de la pièce. Amoureusement, tendrement. Comme elle le fait depuis des années, comme elle le fera sûrement encore des années. Non, l’écrivain peint par Théo Van Rysselberghe ne remarque rien. Enfin, presque rien.
Jusqu’à ce qu’elle soit près de la table d’écriture, que son ombre son dessine sur ses feuilles éparpillés et qu’il respire l’odeur du café. Il a alors, comme toujours cet air un peu hébété de l’homme surpris sur le fait. Cet air qu’elle lui connaît si bien. C’est celui qui précède le sourire et le « Je t’adore. Comment savais-tu que je voulais un café et un baiser? »


Une réponse
L’épouse connaît tellement bien sa moitié que le café et le baiser, c’est l’évidence même !
L’écrivain, absorbé dans ses vers dégage beaucoup de tendresse.