Et peu à peu, la nuit se dépose sur le corps de la lectrice de Dolores Boettcher. Une nuit chaude et moite. Une nuit qui ramène à sa mémoire d’autres nuits. Des nuits qu’elle n’oubliera jamais. Des nuits de tendresse où l’amour les soudait l’un à l’autre. Des nuits d’une autre saison où l’humidité était moins lourde. Des nuits que ni l’un ni l’autre n’effaceront jamais. Et qui les portent de saison en saison comme on naît à la vie.

2 réponses
Confidence pour confidence…
Au sujet des nuits qui ramènent d’autres nuits à la mémoire, il y avait cette jeune femme mûre et charnelle, prénommée Désir si ses souvenirs sont exacts, et puis il y avait lui… Puis elle a posé la tête contre son épaule et ils se sont endormis ansi. Comme dans un sculpture de Rodin. Et puis ils se sont réveillés collés l’un à l’autre comme ils s’étaient endormis.
Et ils se souviennent qu’il y eu ce jour. Et que l’amour était là.
« Nous savons maintenant ce que c’est que la nuit. Ceux qui s’aiment d’amour n’ont qu’elle pour adresse. »
Louis Aragon