La page blanche, le poème d’Anne Hébert, attendait la lectrice de Linda Craddock. Et pourtant, elle ne savait pas que ce poème l’attendait. Jusqu’à ce qu’elle le lise. Le relise. Et le lise encore.
La page blanche
Devant moi
N’espère que toi
Sur la feuille nue
Lisse neigeuse à perte de vue
Belle page étale
Ne vient que la finesse de tes os
Subtile apparition
Grand squelette debout
En filigrane gravé
Au bout de mes doigts
Sur la transparence du jour.

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