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Café viennois

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Que vous préfériez un « Schwarzer » (café noir simple ou double), un « Kleiner Brauner » (littéralement un « petit brun », lequel est servi avec une petite cruche de crème), un « Verlängerter », un « Franziskaner » (servi avec de la crème chantilly), un « Kaffee verkehrt », un « Wiener Eiskaffee » (café avec de la glace à la vanille et de la chantilly), un « Einspänner » ou un « Kapuziner », c’est à Vienne que vous trouverez chacune de ces spécialités que Michèle Halberstadt présente dans son roman Café viennois, où il est bien évidemment question de Vienne.

En fait, la capitale autrichienne est plus qu’une toile de fond : c’est le personnage principal de ce roman qui met en scène les retrouvailles entre une femme et sa ville natale qu’elle a quittée, ou plutôt fuie, en 1938. Des retrouvailles en quelque sorte « préparées » par sa fille, journaliste, qu’on a envoyée à Vienne pour un reportage sur cette ville, laquelle demande à sa mère de l’accompagner. Ce sera l’occasion pour Frieda, qui n’a pas mis les pieds à Vienne depuis 1938, d’habitude taiseuse surtout lorsqu’il s’agit de son passé, de parler à sa fille, de se raconter, de livrer par bribes sa propre histoires, ses souvenirs, de lui raconter les siens, les disparus.

Pour Clara, ce voyage avec sa mère sera marquant, déterminant. Au point que quand elle retournera quelque temps plus tard à Vienne, ce sera pour se réapproprier sa propre vie, et non plus pour que sa mère lui donne des racines. Un roman d’atmosphère sur le passé, sur ce qui nous porte, sur ce que nous taisons et sur ce qu’il nous faut parfois dire pour que se déploient nos ailes engluées dans des secrets qui nous retiennent au sol. À ajouter à votre pile sans hésitation.

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