Quelques recueils attendaient la lectrice peinte par Severin Grande. Elle aurait pu prendre le temps de les feuilleter un par un, mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Dès qu’elle a vu Haiku. Anthologie du poème court japonais (Gallimard, collection Poésie), réunissant des titres choisis et traduits par Corinne Atlan et Zéno Bianu, elle n’a plus eu d’yeux que pour celui-ci avec lequel elle a passé la soirée. Puis, avant de partir, elle a laissé le livre ouvert sur ces vers signés Yosa Buson :
Pour celui qui part
pour celui qui reste —
deux automnes

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