Où va
où va l’eau de la mer
après les longues disputes
de la vague et du vent,
ke face à face avec la troupe blanche et grise
des météores et le coup bleu
du ciel où va la mer
après le sel et la nuit des grands fonds
si lourde que rien n’y descend,
pas même la mort aux mâchoires d’argent
où va l’eau simple
quand elle nie la mer
et le paquet des origines
elle se fait fontaine
au point aveugle du large
telle qu’on ne l’a jamais vue
fontaine et cicatrice
de la peine infinie.
André Brochu, L’inconcevable
*choix de la lectrice d’Emil Rau

2 réponses
Ce poème me touche.
Ai-je le droit de le garder dans mes archives sur le thème?
Bien sûr que tu peux, Maïté!