Un autre dimanche, une autre toile. Et la vie va ainsi, de dimanche en dimanche, comme une histoire qui se tisse, comme les fils de l’amitié qui se nouent.
Un autre dimanche, une autre toile. Celle-ci de Chelin San Juan. Pour laisser libre cours à votre imagination ou à vos souvenirs. Pour le bonheur du partage. Parce qu’En vos mots est avant tout un lieu de partage. Qu’il en soit ainsi, le plus longtemps possible.
Bon dimanche et bonne semaine à tous!

5 réponses
Cette heureuse petite-fille s’est assise près de la fenêtre ouverte comme dans un berceau pour lire des histoires magiques. Son histoire la captive mais en même temps, elle sent une douce caresse sur la joue et la main, caresse faite par le voilage car la légère brise faisait danser le rideau. Comme la fillette était bien ainsi tout en sentant une présence indescriptible.
Elle se sentait si bien que le seul bruit qu’elle entendait, c’était le bruissement des pages qu’elle tournait et il y avait toujours cette caresse sur sa joue et sa main.
Elle resterait là, des heures à lire avec cette présence qui la protégeait de toute nuisance.
Une bien paisible image
PRIÈRE
Étrange voile blanc berce l’enfant qui lit,
Diaphane et fragile au creux de l’irréel.
Douce veille de l’ange aérien qui sourit,
Protége le secret d’un amour éternel.
Femme,
je suis l’enfant qui sommeille en toi,
celle qui rêvait au grand large des feuilles qu’elle tournait
Je suis l’enfant qui tisse l’avenir
à la trame de tes souvenirs
Femme
je suis l’enfance que tu crois avoir quittée
mais qui
légère comme la mousseline, se balance aux lèvres de tes folies
avide de savoir quel horizon te guette
Femme
Je suis l’enfant qui renaît à l’aube de tes jours
Et pourtant il ne lui avait jamais rien promis. Si. D’être honnête et ne jamais lui mentir, mais apparemment ça ne lui avait pas suffi.
Il venait de lire sa lettre. C’est curieux comme certaines choses vous touchent à un point où vous avez du mal à lever la tête.
Le regard suspendu a quelques souvenirs, il avait du mal à croire ce qu’il lisait. Surtout qu’il avait perdu toutes les peurs et était gonflé de cette certitude qu’entre eux, il n’y aura jamais tous ces mots mesquins qui blessent, ni qui noient tout espoir de bonheur. Il était certain qu’elle était son âme sœur. Cet autre pour qui les mots n’ont pas de secrets, avec qui tout est partagé, parce qu’ils sont seuls et parce qu’ils sont pareils.
Il se souvient de son regard qui lui murmurait qu’il caressait son visage avec une infinie tendresse. Qu’aucun homme ne lui avait jamais fait cela.
Et ça lui serre le cœur davantage. Lui qui a toujours cru à la tendresse des choses. Lui qui a toujours voulu laisser un sourire, un bien-être de son passage. Rien d’autre.
Il venait de lire sa lettre. Il savait que désormais il serait encore plus seul qu’avant. Il se dit que la vie est vraiment bizarre. Personne ne veut vraiment de son amour. Et pourtant, il a tellement à donner.
Il lève les yeux… et l’illusion de voir Kiki Pagne, assise à lire un livre, paisiblement, lui donne l’envie d’aller l’entourer de ses bras. Mais il ne fera pas. Il ne voulait pas lui montrer ses larmes. Puis, il faut savoir partir dignement. Il n’a plus rien a faire ici. La vie l’attend déjà ailleurs…