C’est à Gisèle Desmoineaux que nous devons une fabuleuse histoire d’amour dont elle a été le témoin privilégié. Son jardin, dédié aux oiseaux avec ses nichoirs et mangeoires si nombreux qu’elle ne saurait dire combien elle en a, sert d’accueil à une profusion d’oiseaux qui y viennent, peu importe la saison. C’est ainsi qu’elle a pu voir un rouge-gorge rejeter une chenille de son bec, surpris par tous les poils, lui qui pensait avoir déniché un ver bien gras. Perplexe, l’oiseau serait venu chaque jour voir la bête à poils qui s’est par la suite enveloppée d’un cocon. Quand un papillon s’est finalement extrait du cocon, le rouge-gorge se serait pris d’une telle affection pour celui-ci, à qui il avait sauvé la vie en ne le mangeant pas quand il était chenille, qu’ils sont devenus inséparables et passent leurs journées à voler ensemble dans le jardin de Gisèle. Photos en page 10.
*toile de David Fawcett

2 réponses
A la page 11, on peut voir Gisèle toute émue de voir le rouge-gorge sur une branche entouré de cinq merveilleux papillons. La famille papillon s’est agrandie et le rouge-gorge leur chantait une très belle chanson pour l’occasion…
-Un jour j’avais la gorge toute rouge et le médecin m’a dit : reste au lit ne t’envole pas… Quel drôle de papillon ce docteur.
-T’as rien compris, l’histoire parle de rouge-gorge…
-Ah bon… et alors?… rouge-gorge, gorge rouge c’est pareil,non?…
-Pas du tout, l’un c’est un oiseau, l’autre un âne…